F-35 : tour du monde en nouvelles

0

Canada

Les jours se suivent et se ressemblent… ou pas! Alors que la position du gouvernement de Stephen Harper semblait claire vis à vis de l’achat des avions de chasse F-35, le doute semble désormais être de rigueur.

Le ministre associé de la Défense, Julian Fantino, a en effet déclaré devant le comité des Communes sur la défense que le gouvernement n’excluait pas de se retirer du programme de construction du F-35. «Nous n’avons pas, pour le moment, écarté la possibilité, bien sûr, de nous retirer de n’importe lequel des programmes», a indiqué M. Fantino.

Dans les faits cela ne change pas grand chose étant donné que le Canada ne s’est pas engagé à acheter ces avions, aucun contrat n’ayant encore été signé. Cela démontre toutefois une évolution de la position du Canada. Trop cher le F-35 ?

Italie

Le gouvernement italien fait moins dans la dentelle, puisque dans le cadre d’un plan de réductions budgétaires, Rome a décidé de tailler dans le programme d’avions F-35 destinés à l’armée de l’air et la marine italiennes. La commande passerait de 131 appareils, tel que prévu en 2002 lorsque l’Italie a rejoint le programme de construction du F-35, à 90 avions, soit 30% de moins. Le gouvernement de Mario Monti espère ainsi économiser 5 milliards d’euros (6,5 milliards de dollars).

Israël

Israël a mis en place de son côté un vaste programme de restructuration, le plan « Tefen 2012 ».

Le plan Tefen accorde de nouveaux moyens à l’armée de l’air du pays. Pour la guérilla urbaine, Tsahal fait ainsi commande de 12 hélicoptères d’attaque « Apache Longbow », tandis que les vieux transports de troupes Sikorsky CH-53 sont remplacés par des « Yasur 2000 ». Cependant, la priorité absolue du général Gaby Ashkenazi reste le F-35. Dès 2008, la DSCA – l’agence du pays régulant les ventes d’armes américaines à l’étranger – avait donné un avis favorable à la demande d’Israël de se procurer 25 F-35. Il y aurait même une option pour 50 autres avions, mais rien n’est moins sûr. Plusieurs responsables israéliens voit d’un mauvais oeil le retard qui s’accumule dans le programme et le fait que l’Égypte et l’Arabie Saoudite achètent eux-aussi des F-35.

Grande-Bretagne

La transformation du porte-avions britannique HMS Prince of Wales, pour lui permettre d’accueillir la version « porte-avions » du F-35, pourrait couter jusqu’à 1,8 milliard £ (2,8 milliards de dollars) selon un article du Daily Telegraph.

Le projet initial prévoyait que les 2 porte-avions britanniques de la classe Queen Elizabeth puissent embarquer le chasseur F-35B, la version à décollage court et appontage vertical. Pour mettre en œuvre le F-35C, les porte-avions doivent ainsi être équipés de catapultes et de brins d’arrêt.

Une étude de faisabilité est actuellement en cours pour déterminer le cout définitif. Son résultat devrait être connu d’ici la fin de l’année. Ce cout élevé pourrait contraindre le ministère de la défense a revenir sur sa décision et choisir à nouveau le F-35B.

Chine

Enfin, d’après le Sunday Times, des pirates informatiques chinois auraient pénétré pendant 18 mois dans un ordinateur de la British Aerospace, une entreprise travaillant dans le secteur de la défense. Les espions se seraient emparés des données techniques du chasseur américain. Ce piratage expliquerait ainsi la rapidité de réalisation de l’avion de chasse invisible chinois Chengdu J-20, dont les images diffusées en janvier 2011 avaient laissé bouche bée des ingénieurs du monde entier.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

Les commentaires sont fermés.