L’antimalaria méfloquine toujours distribué malgré la controverse

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La méfloquine est toujours distribué aux soldats du Canada, alors qu

D’après des informations obtenues par Radio-Canada, l’armée canadienne continue d’administrer à ses soldats un médicament contre la malaria (ou paludisme), alors qu’il est soupconné d’avoir de graves effets secondaires.

À travers plusieurs interviews avec d’anciens soldats, le réseau de télévision démontre que la méfloquine pourrait être à l’origine de troubles du comportements chez des militaires ayant recus une dose de ce médicament.

De récentes données tendent à prouver que la méfloquine peut entraîner des problèmes psychiatriques. Les Centres de contrôle et de prévention des maladies aux États-Unis (Centres for Disease Control and Prevention) ont d’ailleurs émis une alerte cette année. Ils déconseillent d’utiliser la méfloquine pour les militaires en mission.

À ce jour, Santé Canada n’a pas suivi l’exemple et les documents obtenus par Radio-Canada démontrent clairement que les Forces canadiennes continuent de donner de la méfloquine à leurs soldats qui sont notamment déployés en Afghanistan.

Ce n’est pas la première fois

Pourtant, un rapport de la commission d’enquête sur la Somalie abordait déjà, en 1997, la question de l’utilisation de la méfloquine.

« Des données médicales plus récentes laissent entendre que les effets indésirables graves découlant de l’usage de la méfloquine comme agent prophylactique ne sont pas aussi rares qu’on l’avait pensé au début […] L’usage de la méfloquine aurait pu être un facteur dans le comportement anormal de certains soldats déployés en Somalie », est-il écrit dans les conclusions du chapitre consacré à La question de la méfloquine.

Le major Barry Armstrong, qui commandait la section de chirurgie de l’unité médicale en Somalie, semble avoir été le premier à suggérer publiquement que la méfloquine ait pu être à l’origine du comportement anormal de certains militaires en Somalie ou y contribuer. Lorsqu’il s’est adressé à la Conférence du Service de santé des Forces canadiennes, « Médecine opérationnelle », le 26 octobre 1993, le major Armstrong a tenu les propos suivants :

« Je crois que l’échec des Nations Unies en Somalie était une exception si on considère leurs succès antérieurs dans le domaine du maintien de la paix. Je crois que cet échec est peut-être attribuable à une raison tout à fait simple. Il se peut que les militaires canadiens et américains aient été perturbés par l’usage de la méfloquine. »

La « dream pill » n’a pas finie de faire parler d’elle.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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