Le général Natynczyk reçoit les chefs de la Défense de sept autres pays nordiques

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Le chef d’état-major de la Défense, le général Walter Natynczyk, accueille les chefs de la Défense ainsi que des hauts gradés en provenance de sept autres pays nordiques. Ici avec son homologue russe. (Caporal-chef Shilo Adamson/Caméra de combat des Forces canadiennes)

Le chef d’état-major de la Défense, a discuté des enjeux communs avec ses homologues chefs de la Défense et hauts gradés de sept autres pays nordiques, à l’occasion d’une réunion les 12 et 13 avril, à Goose Bay en Terre-Neuve-et-Labrador.

Le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Russie, la Suède et les États-Unis ont participé à cette réunion et envoyé des représentants. C’est le Canada qui était l’instigateur de la réunion.

« C’est la première fois que les chefs de la Défense des pays nordiques ont l’occasion de se rencontrer, dans le cadre d’un forum, pour discuter d’enjeux particuliers à nos régions respectives. Nos discussions nous ont permis de mieux comprendre les défis uniques auxquels chacun de nos pays fait face en matière d’intervention en cas d’urgence et de soutien aux autorités civiles », a déclaré le général Natynczyk.

Les sujets à l’ordre du jour étaient, notamment, le partage des connaissances et de l’expertise les défis à relever au plan opérationnel que posent la géographie, le climat et les vastes distances de la région, la gestion responsable et le soutien aux autorités civiles.

Les participants à la réunion ont pu rencontrer les dirigeants locaux et ont eu l’occasion d’échanger nos Rangers.

Rappelons que le gouvernement du Canada a mis en place une Stratégie pour le Nord qui s’appuie sur quatre piliers : exercer la souveraineté du Canada, promouvoir le développement social et économique, protéger le patrimoine naturel du Canada, et améliorer et décentraliser la gouvernance dans le Nord.

La Défense nationale est donc l’outil servant à « l’exercice de la souveraineté », dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie de défense Le Canada d’abord. Selon cette stratégie, les Forces canadiennes doivent manifester leur présence de façon visible dans la région, avoir la capacité d’exercer le contrôle de notre territoire arctique et de le défendre.

D’ailleurs, le vice-amiral Paul Maddison déclarait en février dernier que le Canada devrait renforcer sa présence militaire dans l’Arctique. En effet, selon lui, les eaux du Grand Nord canadien seront libres des glaces de plus en plus souvent à cause du réchauffement climatique. Comme ce dernier semble être plus important dans les régions polaires, la disparition de glace ouvre un  passage pour les navires et cargos.

Les Forces canadiennes effectuent des patrouilles de surveillance et de sécurité, contrôlent l’espace aérien du Nord au sein du NORAD, le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, et maintiennent des installations comme la Station des Forces canadiennes Alert – le lieu le plus septentrional du monde, habité en permanence, et mènent de opérations telles que l’Opération Nanook.

Le Sergent Wilf Stuckless, un ranger Canadien, présente au général Walt Natynczyk, un certificat attestant qu’il est désormais un Terre-Neuvien à titre honorifique. (Caporal-chef Shilo Adamson/Caméra de combat des Forces canadiennes)

En outre, cette année, l’Opération Nunalivut, qui se déroule jusqu’au 1er mai 2012 dans les environs de Resolute Bay, réunit près de 150 membres des Forces canadiennes de l’Armée, de la Marine, de l’Aviation et des Rangers.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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