Les forces spéciales canadiennes pourraient rester en Afghanistan au-delà de 2014

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Des candidats pour le Régiment canadien des opérations spéciales (RCOS) investissent un groupe de bâtiments dans le cadre d’un exercice.Le Commandement Forces d’opérations spéciales du Canada (COMFOSCAN) est dotée des moyens nécessaires pour combattre le terrorisme partout dans le monde (Photo: Sgt John Nicholson, Caméra de combat)
Des candidats pour le Régiment canadien des opérations spéciales (RCOS) investissent un groupe de bâtiments dans le cadre d’un exercice.Le Commandement Forces d’opérations spéciales du Canada (COMFOSCAN) est dotée des moyens nécessaires pour combattre le terrorisme partout dans le monde (Photo: Sgt John Nicholson, Caméra de combat)

Les responsables américains et canadiens sont en pourparlers sur une demande du Pentagone de maintenir des forces spéciales canadiennes en Afghanistan au-delà du retrait de 2014 promis par le gouvernement conservateur.

Les États-Unis, pour leur part, ont prévu laisser des milliers de ses troupes des forces spéciales en Afghanistan au-delà de 2014, non seulement pour former les soldats afghans, mais aussi pour faire la chasse aux insurgés.

Les Américains ont demandé à l’Australie et au Canada la participation de leurs forces spéciales pour ces deux missions.

L’Australie prête à envisager une participation

L’Australie a annoncé qu’elle allait rapatrier ses troupes de l’Afghanistan un an plus tôt que prévu, avec le retrait de la plupart de ces soldats en 2013. Mais le premier ministre de l’Australie a déjà signalé que son pays est ouvert à «fournir une formation de niche pour les Forces de sécurité nationales afghanes après 2014.»

« Nous sommes prêts à envisager une contribution spéciale limitée des forces spéciales », a dit la Première ministre Julia Gillard.

Le premier-ministre Harper ne ferme pas la porte

Le Parlement canadien a voté pour mettre fin l’an dernier à la mission de combat à Kandahar mais le premier ministre Stephen Harper, pour sa part, n’a pas nié pas que le Canada pourrait bien rester en Afghanistan au-delà de l’échéancier prévu : s’il n’a pas confirmé mercredi avoir reçu une pareille demande des États-Unis, il n’a toutefois pas écarté cette possibilité.

«À mesure que nous approchons de cette date, nous examinerons toutes nos options et nous prendrons la décision qui est dans les meilleurs intérêts de ce pays et dans les meilleurs intérêts de nos objectifs de sécurité pour la planète», a dit M. Harper à la Chambre des Communes, en réponse à une question du nouveau chef de l’Opposition, le néo-démocrate Thomas Mulcair.

M. Mulcair a accusé le gouvernement conservateur de calquer sa politique étrangère sur celle des États-Unis : «Est-ce que Stephen Harper va enfin démontrer qu’il est capable d’avoir une politique indépendante pour le Canada et ne pas s’en laisser imposer par les États-Unis?», avait déclaré M.Mulcair auparavant.

Rôle du Canada, maintenant et au-delà de 2014

Appelé à commenter la demande des États-Unis, Jay Paxton, porte-parole du ministre de la Défense Peter MacKay, a déclaré: « le gouvernement a été clair que le rôle des Forces canadiennes sera un rôle de non-combat jusqu’en 2014. L’objectif ultime est d’aider les Afghans reconstruction de l’Afghanistan en un pays viable qui est mieux gouverné, plus stable et plus sécurisé et plus jamais un refuge pour les terroristes. »

Pour l’instant, près de 950 soldats canadiens, y compris un petit nombre de forces spéciales, participent à la mission actuelle de formation en Afghanistan. Les soldats canadiens forment les troupes afghanes dans les bases, mais ne participent plus au combat. Les troupes du Canada, stationnées dans 15 camps, à Mazer-e-Sharif et Kaboul, servent de conseillers à l’Armée nationale afghane, la Force aérienne afghane et la Police nationale afghane.

Dans le cadre du plan du Pentagone, les Green Berets de l’Armée américaine mèneraient une grande partie de la formation. Les soldats du régiment canadien des opérations spéciales ont dans le passé travaillé en étroite collaboration avec les Bérets verts dans la formation de troupes étrangères et les officiers américains auraient demandé que les forces spéciales canadiennes restent en Afghanistan après 2014 parce qu’ils les tiennent en haute estime.

Les Forces spéciales canadiennes

La devise du Commandement des Forces spéciales canadiennes est « Viam invenimius » (Nous trouverons un moyen), en référence à la souplesse, l’agilité et l’adaptabilité des Forces spéciales.

Les Forces spéciales canadiennes comprennent, outre le Régiment d’opérations spéciales du Canada (ROSC), le 427e Escadron d’opérations d’aviation du Canada (427 EOSA), basée à Petawawa (Ontario), la Deuxième Force opérationnelle interarmées (FOI 2), basée à Ottawa (Ontario), et l’unité interarmées d’intervention du Canada (UIIC), basée à Trenton (Ontario).

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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