F-35: les Britanniques (re)choisissent le modèle à décollage court-atterrissage vertical

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F-35 B, à décollage court-atterrissage vertical (Photo: Lockheed Martin)F-35 B, à décollage court-atterrissage vertical (Photo: Lockheed Martin)

Le chef de la Défense du Royaume-Uni, se déclare toujours heureux du choix du F-35. Alors qu’il expliquait la décision d’utiliser des F-35 à décollage court-atterrissage vertical (STOVL) plutôt que le modèle conçu pour les porte-avions (Carrier Variant ou CV), le chef de la Défense du Royaume-Uni, le général Sir David Richards a vanté les mérites du chasseur F-35.

« Cet avion de cinquième génération offre un système d’armes inégalé par ses concurrents, et sera une partie intégrante de l’ensemble de ce que nous offrons à nos amis et alliés »  a déclaré Sir David, qui a ajouté que la décision de se procurer ce chasseur est « la bonne décision pour les forces armées, et la bonne décision pour la Grande-Bretagne. »

Problème d’interopérabilité avec les Français

Le général a tenu, dans sa déclaration, à saluer les Français « avec lesquels nous avons développé une relation si étroite, et les Américains, qui ont été et continueront d’être des partenaires essentiels dans le développement de notre nouvelle capacité ».

Le choix du F-35B américain pour équiper les porte-avions britanniques constitue un coup dur pour le concept d’interopérabilité au centre de l’entente franco-britannique en matière de défense.

Par contre,  l’augmentation « inacceptable » du coût et des délais qu’impliquait le choix du modèle F-35C et l’installation d’un système de catapulte et de récupération « cats and traps » sur le pont des futurs porte-avions britanniques qui restent à construire d’ici 2020 ont forcé la décision en faveur des F-35B.

Questions de temps et d’argent

En choisissant le modèle à atterrissage décollage court –atterrissage vertical au lieu de la variante pour porte-avions qu’il avait déjà commandé pour ses deux nouveaux porte-avions, le Royaume-Uni réduit significativement le coût et le temps qu’il faudra pour les déployer.

Le modèle choisi, le F-35B, a maintenant démontré ses capacités, puisqu’il a déjà volé plus de 900 heures, ce qui réduit le risque de complications et d’augmentation des coûts alors que le modèle choisi précédemment, la version F-35C,  n’aurait pas pu être utilisée avant 2023… au plus tôt. En choisissant les avions F-35B, « nous avons supprimé le risque de nouveaux retards » a souligné le chef de la Défense britannique.

Par ailleurs, les coûts de conversion des porte-avions pour accueillir la version F-35C avaient augmenté de plus de 1 milliard de livres (1,4 milliard $). De plus, ils pouvaient encore augmenter de 2 milliards de livres (2,8 milliards $) par rapport au devis initial, a plaidé Philip Hammond, l’actuel ministre de la Défense du Royaume-Uni au sein du gouvernement de coalition de David Cameron. Cela aurait pu avoir comme effet de rendre le coût du projet prohibitif ou obliger le Royaume-Uni à réduire le budget d’autres programmes clés.

Les avantages du F-35 B, STOVL

« Le passage au modèle STOVL signifie que nous obtenons une capacité exceptionnelle plus tôt, pour moins de risques financiers et techniques. »

Tant le modèle CV que le STOVL représentent un changement de génération par rapport aux chasseurs utilisés aujourd’hui. « Grâce à leur technologie informatique, à la furtivité et à leurs capacités de communication, les nouveaux F-35 sont des plates-formes multirôles adaptées à l’espace de combat du 21e siècle » de conclure le chef de la Défense britannique.

Pendant ce temps aux États-Unis

Pendant ce temps, aux États-Unis, les 24e et 25e F-35B à décollage court-atterrissage vertical (STOVL) ont été livrés à la base de l’aviation américaine d’Eglin, en Floride. Les chasseurs multirôles de 5e génération ont ainsi été livrés à l’United States Marine Corps, le Corps américain des Marines et sont maintenant affectés à la Marine Fighter Wing.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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