Le prince Charles se remémore ses années de service militaire à la base de Gagetown

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Le prince Charles en 1975, alors qu’il était un jeune élève officier (Photo: Royal navy)
Le prince Charles en 1975, alors qu’il était un jeune élève officier (Photo: Royal navy)

Le couple princier est arrivé dimanche 20 mai à Fredericton pour une visite de quatre jours au Canada dans le cadre du Jubilé de diamant de la reine Elizabeth II. Ils ont été accueillis par plusieurs dignitaires locaux, dont le ministre fédéral des Pêches et des Océans, Keith Ashfield, et le lieutenant-gouverneur général de la province, Graydon Nicholas.

Le prince Charles et son épouse Camilla ont ainsi entamé leur tournée canadienne lundi à la base des Forces canadiennes de Gagetown, au Nouveau-Brunswick, où le Prince Charles a reçu une formation de pilote militaire dans sa jeunesse.

Charles a dit qu’il était ravi de commencer son voyage là même où il fut pilote d’hélicoptère naval dans les années 1970, « une aire d’exercice au milieu de nulle part » a-t-il ajouté, en plaisantant:

«Je suis ravi que ma femme et moi commencions ma 16e visite au Canada ici, à Gagetown, où j’ai de bons souvenirs de mon propre service militaire en tant que jeune pilote d’hélicoptère naval, dans les années 1970 sur une aire d’exercice au milieu de nulle part (…). En tant que père de deux fils servant dans les Forces armées (qui semblent être devenus des pilotes d’hélicoptères héréditaires!) j’ai hâte de parler, dans quelques instants aux membres des Forces et aux anciens combattants canadiens de Sa Majesté et de reconnaître leur forme particulière de service à la nation. »

Tournée canadienne au Nouveau-Brunswick, en Ontario et en Saskatchewan

L’itinéraire a été dressé en collaboration avec les partenaires municipaux, provinciaux et fédéraux, de même que la Clarence House et les organisations privées concernés.

À Saint John, s’est tenue une cérémonie de citoyenneté spéciale dans le cadre de la fête de Victoria et du jubilé de diamant durant laquelle 12 nouveaux citoyens prêteront le serment de citoyenneté.

Le 22 mai, leurs Altesses Royales assisteront à un rassemblement militaire pour commémorer la guerre de 1812 au Manège militaire de Fort York à Toronto. Cette présentation comprendra des formations de soldats – notamment des représentants des Premières Nations – et des régiments dont les prédécesseurs ont combattu durant la guerre de 1812.

Puis, à Toronto et à Regina, leurs Altesses Royales remettront des médailles du Jubilé de diamant à des Canadiens.

Et, finalement, mercredi, ils rencontreront le premier ministre Stephen Harper en privé puis assisteront à un concert de l’orchestre symphonique de la ville avant de prendre le chemin du retour.

Le couple princier ne s’arrêtera pas au Québec

Le 10 novembre 2009, lors d’une visite de dix jours au Canada au cours de laquelle ils avaient visité quatre provinces (Québec, Terre-Neuve Ontario et Colombie britannique), le prince Charles, qui n’avait pas mis les pieds au Québec depuis les Jeux olympiques de 1976, et son épouse Camilla Parker-Bowles s’étaient arrêtés à Montréal.

Une manifestation avait été organisée par le Mouvement souverainiste du Québec et le Réseau de résistance du Québec.

«On veut lui envoyer le signal qu’il n’est pas le bienvenu », avait déclaré le porte-parole de la manifestation, Patrick Bourgeois.

La manifestation, à laquelle assistait le journaliste et fondateur de 45e Nord, Nicolas Laffont, avait retardé de 45 minutes l’arrivée du prince Charles à une cérémonie organisée au centre-ville de Montréal et assombri cette visite. Trois personnes avaient alors été arrêtées.

Le prince était attendu à 17h25 à la caserne du régiment écossais Black Watch, rue Bleury, à l’angle de l’avenue du Président-Kennedy, ce qui devait clore sa visite à Montréal. Or, plus d’une centaine de manifestants, antimonarchistes et souverainistes, s’étaient rassemblés dans la rue Bleury dès le milieu de l’après-midi pour protester contre la présence de l’héritier du trône britannique au Québec.

La foule bruyante agitait pancartes et drapeaux, et scandait des slogans comme : « Le Québec, un pays! » « Go home, majesty! » et « À bas la monarchie! »

Vers 17h, alors qu’un commandant de la police de Montréal s’adressait à la foule avec un porte-voix, certains manifestants se sont mis à lancer des oeufs aux forces de l’ordre et quinze minutes plus tard, les membres de l’escouade antiémeute ont dû intervenir. Pour résister aux policiers, des dizaines de manifestants se sont alors assis au milieu de la rue. Vers 18 h, les policiers antiémeute ont commencé à avancer, frappant en cadence sur leur bouclier.

Le prince était finalement arrivé vers 18h10, escorté par la Gendarmerie royale du Canada, mais, au lieu de passer par la porte principale comme prévu, le convoi avait fait son entrée par l’arrière. Puis, peu après 20h, le prince était reparti comme il est arrivé, à la dérobée, par un chemin à l’abri des regards des derniers protestataires.

En 2011, le prince William et sa nouvelle épouse et Catherine « Kate » Middleton, en tournée au Canada (Alberta, les Territoires du Nord-Ouest, l’Île-du-Prince-Édouard, le Québec et la région de la capitale canadienne), avait aussi suscité la controverse et le couple avait été accueilli fraîchement.

Cette année, pour ce qui est du Québec, le prince Charles, au lieu de passer par la porte arrière, ne passera tout simplement pas…

 

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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