Affaire Pratt & Whitney: le chef de la direction de la société mère répond

Le  turboréacteur à postcombustion F135 développé par Pratt & Whitney et destiné à propulser les Lockheed Martin F-35 Lightning II (Photo : Pratt & Whitney, Canada)

Le turboréacteur à postcombustion F135 développé par Pratt & Whitney et destiné à propulser les Lockheed Martin F-35 Lightning II (Photo : Pratt & Whitney, Canada)

Après avoir vendu à la Chine un logiciel permettant aux autorités chinoises de développer et produire leur premier hélicoptère moderne d’attaque militaire, Pratt & Whitney Canada a accepté de plaider coupable le jeudi 28 juin aux États-Unis à deux accusations criminelles fédérales – violation d’une loi de contrôle des exportations des États-Unis et fausses déclarations.

Dans un communiqué publié le même jour, Louis Chenevert, le président du Conseil et chef de la direction de la société mère de Pratt & Whitney, l’américaine United Technologies, a déclaré: « Le contrôle des exportations  est une partie intégrante de la sauvegarde de la sécurité nationale américaine et des intérêts de politique étrangère. En tant que fournisseur de produits et de technologies contrôlées au ministère de la Défense et à d’autres clients nationaux et internationaux, nous nous engageons à faire des affaires en pleine conformité avec toutes les lois et règlements à l’exportation. Nous acceptons la responsabilité de ces violations passées et nous regrettons profondément qu’elles se soient produites. »

À propos de l’annulation partielle des permis d’exportation de Pratt & Whitney Canada qui s’ajoute aux amendes 75 millions de dollars américains, il affirme que l’annulation partielle n’aura aucune incidence sur les autorisations d’exportation existantes, et n’affectera pas la capacité de Pratt & Whitney Canada de continuer à réaliser les programmes en cours pour le gouvernement des États-Unis, les  membres de l’OTAN et d’autres alliés des États-Unis, ou des programmes qui appuient l’opération Enduring Freedom. Il souligne que l’entreprise de Longueuil pourra demander des permis « au cas par cas » et  demander le rétablissement complet de ses permis d’exportation dans un an.

« Ces violations ont révélé d’importantes possibilités de renforcer notre programme de conformité à l’exportation. Nous avons pris des mesures considérables pour améliorer nos contrôles à l’exportation et améliorer notre infrastructure de conformité. Le ministère de la Justice et le Secrétariat d’État (ministère américain des Affaires étrangères) ont reconnu à la fois notre coopération dans leurs enquêtes et les mesures correctrices importantes que nous avons prises. En vertu des accords (avec les autorités américaines) United Technologies va poursuivre et accélérer ses efforts pour atteindre des performances de classe mondiale dans le respect des exportations », a conclu finalement le chef de la direction du groupe United Technologies.

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