Défi chinois: d’un côté, on ne peut pas gagner, de l’autre…on perd!

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Drapeau de la République populaire de Chine (Photo: Publicdomain pictures)
Drapeau de la République populaire de Chine (Photo: Publicdomain pictures)

La Chine a fait monter encore d’un cran la tension en Mer de Chine du Sud avec sa nouvelle ville sur une île de la zone Asie-Pacifique dont la souveraineté était disputée et où elle a tout bonnement décidé unilatéralement d’installer une garnison militaire.

Mathew Pennington, qui couvre les affaires sino-américaines pour l’Associated Press, signe d’ailleurs le 28 juillet un article sur le dilemme dans lequel se trouve plongée l’Amérique face aux visées chinoises dans le Pacifique : critiquer Pékin trop vivement mettrait à rude épreuve les relations de l’administration Obama avec la Chine, la nouvelle superpuissance émergente, mais ne rien dire affaiblirait les relations des États-Unis avec les nations asiatiques du Sud intimidées par la Chine.

Un élément clé de l’engagement de l’administration américaine dans la région Asie-Pacifique depuis 2010 a été sa déclaration d’un intérêt national américain dans le maintien de la paix et de la stabilité dans la Mer de Chine du Sud, où la Chine et cinq de ses voisins – et plus particulièrement les Philippines et le Vietnam – ont des revendications territoriales concurrentes. Mais la tension ne cesse de monter et la Chine occupe maintenant l’île de Yongxing , à 220 miles (354 km) du continent, y a établi une municipalité, Sansha, et a poussé l’audace jusqu’à y installer une garnison.

Bien sûr, la Chine ne sera pas en mesure de projeter sa puissance militaire d’un tel petit avant-poste, avec une population d’à peine 1.000 personnes et à peine assez d’espace pour une piste d’atterrissage, mais l’évènement a une importance symbolique. En outre, la nouvelle municipalité chinoise gérera des centaines de milliers de km carrés d’eaux et d’îles potentiellement riches en pétrole.

La probabilité que ces différends dégénèrent en un conflit majeur semble encore mince, mais l’importance des enjeux ne cesse de croître et la lutte pour les ressources pétrolières et gazières en Mer de Chine méridionale devient de plus en plus féroce.

Lire l’article de Mathew Pennington dans le Sante Fe-New Mexican >>

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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