La Corée du Sud doit signer un accord avec son ennemi d’hier, le Japon (MàJ:7 juillet)

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Pendant que, sur fond de montée en puissance militaire de la Chine,  se déroule l’exercice maritime RIMPAC 2012, que couvre Nicolas Laffont de 45e Nord dans le Pacifique,  la Corée du Sud et le Japon signent leur premier accord militaire depuis la fin de l’occupation japonaise en 1945.

Surmontant sa rancœur « historique », le gouvernement sud-coréen a annoncé le jeudi 28 juin qu’il va signer avec son ancien maître colonial, le Japon, un accord pour accroître le partage des données militaires classifiées sur ce que les analystes citent comme deux grandes préoccupations communes: les menaces nucléaires des missiles nord-coréens et la montée en puissance militaire de la Chine.

L’annonce a soulevé une tempête politique en Corée du Sud, où le ressentiment  à l’égard de l’occupation et de  la  colonisation de la Corée par les Japonais, au début du 20e siècle, reste vif.

Mise à jour (7 juillet)

À la dernière minute, la Corée du Sud a retardé la signature de l’accord militaire avec le Japon.

Bien que le gouvernement japonais eût approuvé l’accord, une tempête politique a éclaté en Corée du Sud, et le sort de l’accord est maintenant incertain.

L’accord avait été négocié en secret. Le Parlement et le public n’en avaient été informés qu’un jour avant qu’il juste un jour avant qu’il ne doive être signé.

Il s’agit d’une année électorale en Corée du Sud et l’animosité envers le Japon reste très vive. Le Japon a occupé et colonisé la Corée, souvent brutalement, pendant plusieurs décennies jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Bien que les deux nations aient de plus en plus les rapports économiques et culturels, ils ont encore de violentes disputes territoriales sur un ensemble d’îlots. De plus, le retrait de Tokyo des négociations sur la compensation pour les femmes coréennes utilisées par le Japon comme esclaves sexuelles militaires pendant la guerre a encore aggravé le ressentiment des Coréens.

Lire l’article (en anglais) dans le New York Times >>

Voir aussi; En route pour RIMPAC >>

 

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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