L’amiral Locklear aux Australiens: attention aux coupes aveugles

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Le commandant en chef américain dans le Pacifique, l’amiral Samuel Locklear, a noté que les dépenses militaires en Australie ont glissé sous le seuil de dépenses des alliés européens de l’Amérique. Il a déclaré que la planification militaire, qui se fait à long terme, n’est pas quelque chose qu’on peut arrêter et redémarrer à sa guise selon que la conjoncture économique soit bonne ou mauvaise.

L’amiral a dit qu’il venait de l’Organisation du Traité Atlantique Nord, où la norme pour les dépenses de défense est de 2,5 pour cent de l’économie d’un pays (avant de prendre la tête du US Pacific Command, l’amiral Locklear a commandé les Forces navales américaines en Europe).

L’amiral Locklear, qui dirige le US Pacific Command, à Hawaï, et qui est responsable des Forces américaines sur la moitié du globe, a déclaré aux journalistes à Canberra, en Australie, le vendredi 13 juillet, que même en période de difficultés budgétaires, il faut maintenir une dissuasion crédible et que la défense était importante.

L’amiral a ajouté que nous devons être en mesure de répondre aux « démonstrations de force par  « les puissances montantes » dans la région – ce que, bien sûr, les observateurs et les analystes interprètent comme le code pour désigner la Chine.

On sait qu’en ce moment se déroule dans le Pacifique le plus important exercice naval au monde, RIMPAC 2012, que couvre sur place Nicolas Laffont de 45e Nord.

Le Canada pour sa part s’intéresse de plus en plus à la région de l’Asie-Pacifique et aux enjeux qui touchent cette région. Le ministre Peter MacKay s’est d’ailleurs rendu dans le Pacifique le 15 juillet assister à Rimpac 2012.

De façon plus générale, RIMPAC a pour objectif d’assurer la stabilité de la région du Pacifique, mais aussi d’adresser un message fort vis-à-vis des puissances déstabilisatrices comme la Chine qui revendique plusieurs territoires.

L’amiral Locklear a nié toutefois que les États-Unis n’aient qu’une stratégie d’endiguement destiné à la Chine, disant que la décision de « rééquilibrer les forces américaines, avec 60 pour cent de la marine des États-Unis dans la région Asie-Pacifique, aurait été la même, avec ou sans la menace chinoise. La quantité de marchandises transportées à travers l’océan ayant quadruplé ces dernières années, la protection des océans des menaces de toute sorte, piraterie et terrorisme, devient essentielle au « bien commun ».

Lire l’article du quotidien australien National Times >>

Voir aussi, sur 45e Nord :

RIMPAC 2012: les commandants prennent la parole

La Chine au Japon: bas les pattes, touche pas aux Îles Diaoyu

 

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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