Querelle Chine-Japon aux Sensaku: enlève ton drapeau que je hisse le mien …

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Une flottille d’une vingtaine de bateaux japonais partie samedi soir le 18 août avec environ 150 personnes à bord pour les îles Senkaku, que les Chinois appellent Diaoyu, pour réaffirmer la souveraineté du Japon sur cet archipel, est finalement parvenue à Senkaku dimanche le 19 août à l’aube. Une dizaine de militants nationalistes nippons ont alors débarqué sur Uotsurijima, la principale île de l’archipel.

Les militants pro-japonais ont hissé le drapeau japonais, puis, quelques heures plus tard, la flottille est repartie vers l’île Ishigaki, à l’extrême sud du Japon, d’où elle était partie samedi soir.

La tension n’avait fait que monter cette semaine entre Pékin et Tokyo à propos de cet archipel situé à environ 200 km au large de Taïwan, qui elle aussi revendique cet archipel. Vendredi  le 17 août le Japon avait notamment expulsé 14 militants pro-chinois qui avaient participé mercredi le 15 août à un débarquement sur l’archipel des Senkaku.

Les pro-chinois avaient été arrêtés peu après avoir débarqué sur un îlot et y avoir hissé un drapeau chinois.

Pékin a « protesté fortement » dès dimanche après-midi auprès du Japon, rapporte l’agence Chine Nouvelle. Pour sa part, Taïwan, qui n’a pas de relations diplomatiques avec Tokyo, a convoqué le représentant du Japon dimanche pour dénoncer ce qu’il considère une « provocation » qui «n’a fait qu’attiser les tensions en mer de Chine orientale».Toujours selon Chine Nouvelle, cette expédition aurait aussi provoqué des manifestations antijaponaises dans au moins huit villes chinoises.

Outre sa valeur stratégique, cet archipel inhabité représente un enjeu économique : les eaux environnantes sont très poissonneuses et les fonds marins de la zone pourraient receler des hydrocarbures.

 

Lire l’article de l’Agence Chine Nouvelle >>

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Lire (en anglais) l’article de l’agence Reuters >>

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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