Festival culturel militaire de Montréal: les unités présentes sur l’île

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À l’occasion du festival culturel militaire de Montréal, 45e Nord s’est intéressé à la présence militaire dans la métropole québécoise.

Montréal, cité militaire?

Dans l’ancien temps, il semblerait que ce fut le cas. Québec n’avait cependant pas à rougir, puisque Montréal n’a pas été une place-forte comme pouvait l’être la capitale de la Province, dont la situation géostratégique se prête mieux à la protection du fleuve, et donc à l’accès principale de la colonie.

Ainsi, au cours des 17e et 18e siècles, la jeune ville de Montréal a plutôt un rôle offensif. En effet, puisque l’île de Montréal est au centre d’un réseau hydrographique efficace, la fonction militaire de Montréal liée au ravitaillement, au transport des troupes et à l’organisation d’infrastructures militaires s’est imposée d’elle-même.

Commençant lors du deuxième conflit avec les nations iroquoises, qui dura de 1684 à la signature de la Grande paix de Montréal en 1701, la vocation militaire de Montréal se perpétuera à travers les siècles suivants.

Au 20e siècle, Montréal assume de nouveau son rôle de poste de ravitaillement. La ville, fortement industrialisée, produit un matériel militaire varié et de grande qualité. Durant la Seconde Guerre mondiale, Montréal devient l’arsenal de l’Empire britannique. On y fabrique avions, chars d’assaut, etc. À travers le Canada le programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique forme les aviateurs; notamment au Québec à Victoriaville, Windsor, Cap-de-la-Madeleine, Québec, Saint-Hubert, Saint-Jean et Mont-Joli.

C’est d’ailleurs durant cette Seconde Guerre Mondiale que l’un des « pires accidents d’avion à Montréal » se produit. Le 25 avril 1944, alors que les aéroports de Dorval et St-Hubert sont remplis d’avions de guerre, un bombardier B-24 Liberator de l’Aviation royale canadienne s’écrase dans le quartier de Griffintown, tuant plus d’une quinzaine de personnes.

De nos jours, si la ville n’a plus le statut de « cité militaire », elle n’a toutefois pas à rougir.

Il existe ainsi une multitude d’unités qui sont réparties un peu partout sur l’île, dans des manèges militaires. On retrouve ainsi:

  • Bureau d’Affaires publiques – Région du Québec
  • Détachement des systèmes – CF18 Mirabel
  • Région de l’assurance de la qualité Défense nationale – Québec (Verdun)
  • Centre de recrutement des Forces canadiennes de Montréal
  • 29e Escadron de contrôle aérospatial
  • Navire canadien de sa Majesté Donnacona
  • Royal Canadian Hussars
  • 2e Régiment d’artillerie de campagne
  • 34e Régiment de génie de combat
  • Canadian Grenadier Guard
  • Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada
  • Fusiliers Mont-Royal
  • Régiment de Maisonneuve
  • Royal Montreal Regiment
  • 51e Bataillon de services du Canada
  • 712e Escadron des communications

Ensuite, la Garnison Longue-Pointe située dans l’Est de Montréal, au coin des boulevards Langelier et Hochelaga est occupée essentiellement par des Quartiers-Généraux et des entrepôts.

  • 1re Unité Dentaire-Détachement Montréal
  • 202e Dépôt d’ateliers
  • 25e Dépôt d’approvisionnement des Forces canadiennes
  • 3e Unité de soutien au commandement
  • 41e Centre de services de santé des Forces canadiennes Montréal
  • Quartier général du 34e Groupe-brigade du Canada
  • 4e Unité de contrôle des mouvements des Forces canadiennes
  • QG 4e Groupe des services de santé
  • Assistant du juge-avocat général – région de l’Est
  • Capacité de soutien au commandement
  • Centre de services des ressources humaines civiles (Est)
  • Quartier général du Secteur du Québec de la Force terrestre / Force opérationnelle interarmées (Est)
  • Quartier général du 5e Groupe de soutien de secteur
  • Unité nationale de contre ingérence
  • Centre d’apprentissage et de carrières
  • Centre de résolution de conflits

Enfin, la Garnison St-Hubert fait partie d’un ensemble de garnisons des Forces canadiennes dans la grande région de Montréal. Située sur des terrains connexes à l’aéroport de St-Hubert, elle est accessible par la rue Leckie, au coin de la rue de la Savane à St-Hubert. On y retrouve:

  • 438e Escadron tactique d’hélicoptères
  • 51e Bataillon de services du Canada
  • 51e Peloton de police militaire
  • 71e Groupe des communications

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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