Jeux de guerre de l’OTAN dans l’Arctique: des hauts fonctionnaires canadiens étaient inquiets

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La Presse Canadienne rapporte que le Bureau du Conseil privé, l’organisme central de la fonction publique qui appuie le Premier ministre et son Cabinet, s’est inquiété de la participation du Canada à un exercice arctique de l’OTAN.

Dans une note datée du 13 septembre 2011 pour le commandant de l’armée, le Bureau du Conseil privé indique, être préoccupé à propos « de la participation à un (exercice) de combat au-delà du cercle polaire arctique car il pourrait être mal interprété et être en contradiction avec la politique pour l’Arctique (du gouvernement du Canada) ».

L’inquiétude concernait l’exercice Cold Response qui a eu lieu du 12 au 21 mars dernier en Norvège.

C’est finalement l’intervention du sous-ministre adjoint de de la Défense nationale qui a calmé le jeu et a rassuré les hauts fonctionnaires en indiquant qu’il n’y avait « aucun obstacle politique. »

Environ 800 soldats de la base des Forces canadiennes Petawawa ont pris part à l’exercice qui a lieu du 12 au 21 mars. Les quelques 16 000 soldats du Canada, des États-Unis, de Grande-Bretagne, de France, de Norvège, des Pays-Bas et de la Suède ont mené une mission fictive de l’OTAN en vertu d’un mandat de l’ONU. L’objectif est à la fois de permettre aux militaires d’apprendre à s’entraîner dans un milieu international et de démontrer leur capacité de mener des opérations de combat intenses, leur capacité de soutenir la lutte contre le terrorisme et leur capacité de mener des opérations de guerre en hiver.

Grand absent de l’entrainement: la Russie

Cette année, l’exercice, a coïncidé avec la réélection de Vladimir Poutine à la présidence russe. La réaction du pays a clairement indiqué que le Kremlin a vu la formation de l’OTAN comme une provocation, surtout parce qu’il a eu lieu dans la foulée d’un exercice de la souveraineté canadienne en février connu sous le nom d’Arctic Ram.

Même si Moscou semble sortir peu à peu de sa léthargie et investit massivement pour affirmer sa souveraineté dans l’Arctique, la plupart des responsables occidentaux ne s’inquiètent pas vraiment des initiatives russes dans la région.

Ainsi, en septembre 2009, des responsables du ministère canadien de la Défense ont indiqué que même si les activités récentes de la Russie dans la région avaient fait l’objet d’une vaste couverture médiatique, Ottawa jugeait le comportement de Moscou non menaçant et maintenait son point de vue selon lequel la Russie a intérêt à ce que la tension ne monte pas dans l’Arctique.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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