Journée nationale des gardiens de la paix à Québec

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Quoi : Cérémonie à la chandelle

Où : Place George V (en face du Manège militaire), Québec

Quand : 9 août 2012, 19 h à 22 h 30

 

Il y aura une importante cérémonie à la chandelle ce soir en face du manège militaire pour honorer le travail des militaires, policiers de la Gendarmerie Royale du Canada, de la Sûreté du Québec et du Service de Police de la ville de Québec, ainsi que les Pompiers, ambulanciers et tout autre métier qui ont participé à une mission de paix.

La présidence de cette cérémonie est confiée au Lieutenant-Colonel à la retraite Marc Tremblay. Soulignons la présence du ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney. Seront également présents pour représenter les communautés autochtones, Ghislain Picard, Chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et Konrad Sioui, Chef de la Nation Huronne-Wendat. Plusieurs personnalités politiques ont également confirmé leur présence.

Casque Bleu Canadien en Haiti, 8 mai 1997
Un Casque bleu canadien prend le temps de bavarder avec une Haïtienne à Port-au-Prince, Haïti, le 8 mai 1997 (Photo: ONU/ Eskinder Debebe)

Sanctionnée en 2008, la loi instituant la Journée nationale des Gardiens de la paix (Casques Bleus) illustre le rôle que le Canada a joué dans les années 1950 durant la Guerre Froide.

Alors que l’on retrouve déjà une présence d’observateurs de l’ONU dans différents pays instables, Leaster B. Pearson, alors ministre des Affaires étrangères, suggère une approche différente lors de la Crise du canal de Suez: envoyer une force d’intervention importante de maintien de la paix. On passait alors de quelques observateurs à une plus grande force avec plus d’outils pour réagir.

Selon le site des Affaires étrangères du Canada « Leaster B. Pearson se verra en 1957 décerner le Prix Nobel de la Paix en reconnaissance de sa vision de l’avenir, de sa sagesse, de sa persévérance et de son habileté qui ont mené à la mise sur pied d’un corps de police international pour régler la crise du canal de Suez de 1956. »

Le maintien de la paix a évolué au même rythme que les différents conflits. Durant la Guerre Froide, l’attaque était concentrée entre pays; on voyait souvent un groupe d’un côté et l’autre groupe de l’autre avec les Casque bleus dans le milieu essayant de faire régner le cessez-le-feu. Image un peu drastique, mais qui résume quand même ce que j’essaie de démontrer. Avec les années, la menace est quelque peu différente, elle n’est plus qu’entre les différents pays, mais devient également intraétatique (conflit à l’intérieur du même pays, entre différentes communautés ou cultures). Ceci rend le job un peu plus difficile.

Aujourd’hui, les militaires parlent du défi des 3D : Diplomatie, Développement et Défense. Il ne s’agit plus d’être sur une ligne de démarcation et de s’assurer du cessez-le-feu, mais de bien plus. Dans l’article Le maintien de la paix et de l’opinion publique, par Lane Anker, celui-ci démontre que trois différents groupes de militaires situés dans le même pays peuvent accomplir trois sortes de tâches différentes. Le premier pourrait combattre la milice, le deuxième pourrait tenter une stabilisation d’un secteur et le troisième apporter des opérations de secours humanitaire.

La Yougoslavie et l’Afghanistan, en passant par la guerre du Golfe, le Kosovo, la Somalie, le Rwanda, Haïti et la guerre du Congo, ne sont que quelques exemples de mission de paix auxquelles le Canada a participé dans les dernières années.

Le rôle du maintien de la paix a évolué, mais nous devons aujourd’hui rendre hommage aux hommes et aux femmes, qui servent notre pays et qui ont sacrifié une partie de leur vie pour pouvoir être fièrs de qui nous sommes.

Fille de deux parents militaires, Raymonde Thériault grandit sur différentes bases militaires. À l’université, elle est directrice du journal étudiant. En novembre 2010, elle est déployée avec la Roto 10 en Afghanistan.

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