Thomas Lawson: les défis du nouveau chef d’état-major de la Défense

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Le nouveau chef d’état-major de la Défense, Thomas J. Lawson, aura de nombreux défis à relever (capture Radio-Canada)

Cela pourrait être le titre d’un livre ou d’un film ou cinéma, mais la réalité est toute autre. Plusieurs défis attendent en effet le nouveau chef d’état-major de la Défense, le général Thomas J. Lawson.

F-35

Bien sûr, le dossier le plus controversé et le plus délicat à mener sera sans aucun doute celui de l’achat des nouveaux avions de chasse pour remplacer la flotte de CF-18 vieillissante. Même si le dossier a été retiré du ministère de la Défense au profit du Secrétariat national d’approvisionnement en chasseurs, le nouveau chef d’état-major de la Défense aura à gérer toute la controverse, devra justifier pourquoi le F-35 serait mieux pour les pilotes canadiens et sera présent lors de la signature du fameux/attendu/redouté contrat avec Lockheed Martin et le gouvernement américain.

La manœuvre sera d’autant plus délicate pour M. Lawson que c’est un ancien pilote de chasse et que l’an passé, il a souligné que « seul un avion de chasse de 5e génération » pouvait satisfaire les besoins de l’Aviation Royale Canadienne.

Lors de sa nomination, M. Lawson a été interrogé sur sa position vis-à-vis des F-35 et il a souhaité demeurer prudent et a répondu que les F-35 étaient toujours un modèle compétiteur pour le remplacement des CF-18.

Rapport Leslie

Même si Andrew Leslie n’a pas eu le poste de chef d’état-major de la Défense, il sera néanmoins présent.

Avec son rapport sur la transformation des Forces canadiennes, M. Leslie a frappé fort là où ca fait mal.

Le rapport (en PDF) du lieutenant-général Andrew Leslie, recommande notamment au gouvernement fédéral d’effectuer des réductions importantes dans son personnel civil et militaire. Ces propositions visent à réaliser des économies de 1 milliard de dollars par année.

Lors de la présentation du budget 2012, le ministère de la Défense s’est vue couper son budget de… près de 1 milliard de dollars! Plusieurs autres recommandations pourraient intéresser la Défense et la transformation des Forces canadiennes n’en serait qu’à ses débuts.

L’après Afghanistan

Présents depuis une décennie dans ce pays d’Asie centrale, les troupes canadiennes se sont déjà retirées du combat pour ne laisser qu’un millier de « formateurs ». En mars 2014, soit en plein milieu du mandat du général Lawson, les derniers soldats canadiens quitteront l’Afghanistan, à tout jamais.

Région du Pacifique? Moyen-Orient? Où iront nos soldats? Quel type d’entraînement auront-ils?

Les questions que devra se poser le chef d’état-major seront nombreuses et, s’il n’a pas eu l’occasion de beaucoup commander, le ministre de la Défense MacKay a cependant déclaré:  » Le lieutenant-général Lawson est un leader exceptionnel, très dynamique. Il possède une impressionnante expérience opérationnelle, et ce, au pays comme à l’étranger. Il inspire le respect chez ses pairs, suscite l’admiration de ses subalternes et de nos alliés. Le premier ministre et moi-même avons totalement confiance en lui. »

Enfin, d’autres dossiers comme celui de la Stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale deviendra rapidement épineux. Alors que l’on parlait de neuf milliards pour 65 F-35, celui de l’achat de nouveaux navires se chiffre déjà à 30 milliards de dollars! S’il y a du retard, si les coûts d’entretien ne sont pas inclus, … alors la controverse des F-35 sera vite oubliée pour une nouvelle.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

DiscussionUn commentaire

  1. Je croit que les contracts de fabriquation de véhicules mélitaires devraient rester au canada. Par example la flotte de véhicules sur roues auraient duent etre reprisent par bombardier,pour avoir utiliseé les 2, mercedes na pas su s’adapter au realité du terrain. Nous avons l’expertise navale et aeronaval pour fabriquer des véhicules compétitifs et a moindre cout, sans compter les rétomber de plusieur dixaines de milliards de dollards dans l’économie canadienne. on devrait pas encourager la santé ntional avant l’étranger?