228 arrêts de moteurs et 67 oiseaux aspirés pour les CF-18

0
Ravitaillement en vol entre un Airbus des Forces canadiennes et un chasseur canadien CF18 Hornet lors de l’exercice Maple Flag 42.( Photo : Soldat Laura Brophy, Combat camera)
Ravitaillement en vol entre un Airbus des Forces canadiennes et un chasseur canadien CF18 Hornet lors de l’exercice Maple Flag 42.( Photo : Soldat Laura Brophy, Combat camera)

Depuis 1988, les pilotes des CF-18 du Canada ont étaient obligés de redémarrer plus de 200 fois les réacteurs de leur avion de chasse et pas moins de 67 oiseaux ont été « avalés ».

C’est ce que révèle des documents du ministère de la Défense déposés à la Chambre des Communes en début de semaine.

Un arrêt, deux arrêts, trois arrêts, …

« Avec deux moteurs, les pilotes sont formés de sorte que lorsqu’une panne moteur survient ou est soupçonnée, ils éteignent par mesure de précaution le moteur affecté et retournent à la base à l’aide d’un seul moteur », indique le rapport qui précise aussi qu’entre 1988 et le 31 mars 2012, « il y a eu 228 arrêts de moteur par précaution, mais qu’un tel arrêt n’est pas une panne de moteur. »

« Comme il s’agit d’une mesure de précaution, il n’y a aucun moyen de savoir si le moteur aurait effectivement lâché ou non, si on ne l’avait pas arrêté. »

« Je pense qu’ils feraient mieux d’apprendre à nos pilotes de F-35 à faire du vol plané et à développer leur habileté à s’éjecter. »
John McKay, Parti Libéral du Canada

Le porte-parole en matière de Défense du NPD, Jack Harris n’est pas rassuré par ces chiffres et par l’implication que cela pourrait avoir sur un F-35, doté d’un seul moteur. « Ils ne l’arrêtent pas parce que c’est une bonne idée, mais parce qu’ils y sont obligés. »

Le gouvernement canadien envisage de remplacer sa flotte de CF-18 (à deux moteurs) par des F-35 (à un moteur). Lockheed Martin et le gouvernement canadien disent que le système de propulsion du F-35 est bien plus efficace que celui des précédentes générations et que l’on ne devrait pas craindre une panne du seul moteur de l’appareil.

Des oiseaux trop curieux

Le rapport présenté à la Chambre des Communes indique, que sur la même période de temps, 67 oiseaux se sont retrouvés « avalés » par les réacteurs des CF-18.

Depuis 1996, seuls trois oiseaux ou moins sont aspirés dans un réacteur chaque année.

Si cette nouvelle peut faire sourire, les – rares – incidents peuvent avoir de graves conséquences. Imaginons qu’un petit moineau se retrouve aspiré, le réacteur n’aura pas trop de difficulté à le « recracher » aussitôt. Mais si en revanche c’est un oiseau plus gros, comme une oie, qui passe dans le réacteur… cela peut causer la perte pure et simple de l’appareil.

« Ce serait vraiment une bien mauvaise journée si vous ingérez une oie dans le réacteur », s’exclame le lieutenant-général à la retraire George Macdonald.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

Les commentaires sont fermés.