Chine et Japon: la guerre des porte-avions

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La Chine vient de lancer officiellement son tout premier porte-avions de son histoire.

« Le Liaoning a été officiellement admis au service actif », est-il écrit dans un communiqué du ministère chinois de la défense. Le porte-avions devrait permettre à la Chine de « rehausser les capacités de combat de sa marine nationale à un niveau moderne et d’améliorer ses capacités de défense et va jouer un rôle important pour défendre les intérêts souverains de l’Etat ».

En 2010, la marine chinoise comptait 225 000 hommes, au moins 58 sous-marins, plus de 50 frégates et au moins 27 destroyers.

Le Liaoning, du nom d’une province chinoise du nord-est du pays, est long de 304 mètres, peut naviguer à une vitesse de 32 noeuds et peut embarquer un peu plus de 2 000 membres d’équipage.

Un peu d’histoire

Le 6 décembre 1985, l’URSS décide de lancer la construction du porte-avion Varyag de classe Kouznetzov en réplique aux porte-avions américain de classe Nimitz. Mais en 1992, avec l’effondrement du bloc soviétique, les crédits alloués à sa construction disparaissent et le navire, pourtant construit à 70 % restera en l’état jusqu’en 1998.

En mars 1998, la société chinoise Chong Lot Tourist and Amusement Agency achète pour « seulement » 20 millions $ le porte-avion et doit en faire un complexe de loisirs.

Toutefois, arrivé à la base navale de Dalian en 2002, il est repeint selon les standards de la marine chinoise en 2005 et en juillet 2011, le gouvernement chinois reconnaît remettre en état le Varyag.

En août 2012, le porte-avion complète sa dixième série d’essais en mer et finalement est mis en service actif le 25 septembre de cette année sous le nom de Liaoning. N’ayant toutefois par réussi certaines de ses missions, le colonel Lee Jie, porte-parole de l’Académie des forces navales de Chine a indiqué que le navire ne sera pas prêt à l’utilisation au combat avant 2017.

Tokyo n’est pas en reste

De son côté, le Japon accroît sa marine de guerre, et le nombre de ses sous-marins devrait passer à 22 d’ici quelques années. De plus, le pays développe en ce moment un porte-hélicoptères de grandes dimensions, mais dont le rôle serait purement défensif.

Rappelons que l’article 9 de la Constitution japonaise interdit au pays de posséder « des forces terrestres, marines et aériennes, ainsi qu’un autre potentiel de guerre ». Une déclaration du gouvernement datant de 1988 précise même que « les porte-avions offensifs dépassent le potentiel de guerre nécessaire pour assurer un niveau minimum d’autodéfense, la possession de ces navires est interdite par la Constitution. »

Une cérémonie de pose de quille a eu lieu en début d’année, et ce porte-hélicoptères 22 DDH devrait être mis en service en mars 2015, selon le calendrier établi.

Le nouveau bâtiment sera 25 % plus grand que ses prédécesseurs de classe 16 DDH et mesurera ainsi 248 mètres, naviguera à 30 noeuds, aura un tonnage 44 % supérieur (19 500 tonnes) et pourra embarquer 1 000 marins, 50 véhicules et 14 hélicoptères.

Tant pour le Japon que pour la Chine, ces nouveaux navires devraient surtout servir à intimider l’autre et des voisins dérangeants, notamment dans des zones contestées.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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