Encore des obstacles pour Pascal Lacoste

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Pascal Lacoste se bat encore pour avoir les soins qu’il réclame (Photos tirées de Facebook)

Tout roulait comme sur des roulettes pour Pascal Lacoste, ce vétéran affecté par l’uranium appauvri, qui avait annoncé le 21 septembre dernier qu’il allait pouvoir recevoir les soins qu’il attendait depuis longtemps, en novembre en Nouvelle-Écosse.

On avait annoncé alors que c’était la Régie de l’assurance maladie du Québec qui assumerait les coûts du traitement. Le fédéral ne voulant pas verser un seul sou, car refusant encore de reconnaître l’intoxication à l’uranium appauvri.

 Voilà que cette semaine, un nouveau cauchemar est revenu hanter Pascal Lacoste, celui-ci écrivait sur sa page Facebook : « La RAMQ viens de m’aviser qu’ils n’ont pas reçu la demande de soins pour les soins à l’uranium. Ils veulent que je trouve deux spécialistes québécois pour signer pour moi, mais il n’y a aucun médecin au Québec qui veut se prononcer sur l’uranium. Je suis encore face à un mur administratif. »

L’ancien combattant est encore face à un cul-de-sac.

Notre journaliste Nicolas Laffont est entré en contact avec la RAMQ, et son porte-parole, Marc Lortie a expliqué ne pas pouvoir commenter un cas en particulier, mais qu’il semblait ne pas avoir reçu de demande de M. Lacoste. Il ajoute que de façon générale, lorsque l’on veut se faire soigner à l’extérieur de la province, le demandeur n’a qu’à faire une demande et celle-ci doit être appuyée par deux médecins spécialistes. Par la suite, la demande est évaluée en quelques jours et la décision est rendue. Mais y a-t-il seulement des spécialistes du Québec qui veulent se prononcer sur la contamination par l’uranium appauvri ?

Rien ne change du côté fédéral, le ministre des anciens Combattants refuse toujours de payer pour les coûts, prétextant vouloir attendre le rapport du « comité consultatif scientifique sur la santé des vétérans ».

Joint aujourd’hui, Pascal Lacoste à l’intention de se battre encore et jusqu’à la fin pour recevoir les soins qu’il demande. Il est en autre appuyé par quelques députés du NPD, par le docteur Irwin, mais également par plusieurs individus qui se rallient sur la page Facebook de Pascal Lacoste pour l’encourager. Plusieurs même font la comparaison entre les 12 Travaux d’Astérix et ce qu’il vit présentement. Il doit encore remplir plusieurs papiers pour la RAMQ et pour les anciens combattants. Il explique par contre que pour l’instant, il se concentre surtout sur la RAMQ.

« Il y a des gens qui savent qui sont intoxiqués à l’uranium et ils ont peur. Ils attendent de voir ce qui va se passer avec moi avant de décider s’ils vont demander de l’aide. C’est important de rester positif et je vous jure que je vais aller jusqu’au bout. » En entrevue, Pascale Lacoste me rappelle qu’il ne fait pas ça simplement pour lui, mais également pour les autres vétérans qui sont infectés à l’uranium. Si lui réussit à avoir des soins, c’est un pas en avant pour tous les autres. Le processus est très long et compliquer, mais si ça peut donner de la confiance et un peu d’espoir à ces vétérans, l’objectif sera atteint. Il ne faut pas oublier que ce n’est pas tous les anciens combattants qui ont la force de se battre et si un est capable d’ouvrir la voie aux autres, cela leur facilitera la tâche.

Le début des soins du vétéran doit commencer le 20 novembre en Nouvelle-Écosse.  Il vend présentement des gilets pour sensibiliser les gens aux méfaits de l’uranium et pour avoir de la visibilité. Les profits faits par la vente des chandails seront utilisés pour payer les frais de déplacement. Les billets d’avion aller/retour pour Pascal Lacoste et deux de ses accompagnateurs vont coûter 1280$ + taxes. Sans compter l’auberge où ils demeureront. S’il reste de l’argent après les soins, celui-ci servira à aider d’autres vétérans pour aller se faire soigner.

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Fille de deux parents militaires, Raymonde Thériault grandit sur différentes bases militaires. À l’université, elle est directrice du journal étudiant. En novembre 2010, elle est déployée avec la Roto 10 en Afghanistan.

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