LingoLink, un interprète à distance en zone de guerre

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Un soldat américain parle à des villageois afghans. (Photo: U.S. Army, Pfc. Simon Lee)

Il y a tout juste un an, Lockheed Martin et le ministère de la Défense américain, annonçaient le déploiement d’un nouveau système de traduction.

Au 21e siècle, à l’heure de l’Internet et de l’information en temps réelle, le plus grand défi reste la traduction d’une langue étrangère dans une autre. Si cela est bien utile pour un centre d’appel de services aux clients, pour des réunions d’affaires entre pays, cela l’est aussi lors d’un conflit militaire. L’intercompréhension est le nerf de la guerre.

Imaginons des soldats américains dans un village afghan. La situation est explosive et personne ne se comprend. Le meilleur moyen pour… désamorcer la situation reste donc la présence d’un traducteur pachtoun-anglais. Sauf qu’il est dangereux pour ce traducteur de se retrouver en première ligne.

Les États-Unis ont donc investi 15 millions $ dans le programme Boundless Operational Language Translation (BOLT) pour la mise au point d’un traducteur universel. Star Trek n’est donc plus tellement de la science-fiction.

Mais en attendant de pouvoir tous parler entre nous, Lockheed Martin a sorti sa propre solution au problème.

Lingo Link de Lockheed Martin (Photo: Lockheed Martin)

Le système LingoLink de Lockheed Martin, c’est grosso modo, comme une conférence à trois. Voici comment le sous-traitant de la Défense le présente:

« Lorsqu’une assistance est nécessaire, l’utilisateur établit un appel bicanal pour se connecter à un interprète qualifié. Équipés d’un téléphone intelligent et des périphériques mobiles de LingoLink, les utilisateurs peuvent échanger des contenus (audio, vidéo, photos et texte) de grande qualité durant leurs conversations avec les interprètes. LingoLink permet également à l’interprète de souffler discrètement des informations de contexte et de culture qui vont au-delà des mots prononcés. »

Des centaines de millions de $ sont dépensés chaque année par les gouvernements de la Coalition en interprètes. Le but de Lockheed Martin et du ministère de la Défense américain est clair: ne plus dépendre des interprètes humains (ou à tout le moins les employer moins souvent) et bien sûr ne plus risquer leur vie.

Lockheed travaille actuellement à améliorer LingoLink en intégrant la capture vidéo.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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