Recours collectif contre le gouvernement d’un groupe de vétérans d’Afghanistan

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Le Colonel Mike Minor (à droite), commandant du groupe consultatif du Centre d’instruction militaire de Kaboul, et le Colonel Greg Smith (au centre), commandant adjoint de la contribution canadienne à la mission d’instruction en Afghanistan, au Centre d’instruction militaire de Kaboul en mars 2012 (Photo: caporal-maître, France Morin, Forces canadiennes)
Le Colonel Mike Minor (à droite), commandant du groupe consultatif du Centre d’instruction militaire de Kaboul, et le Colonel Greg Smith (au centre), commandant adjoint de la contribution canadienne à la mission d’instruction en Afghanistan, au Centre d’instruction militaire de Kaboul en mars 2012 (Photo: caporal-maître, France Morin, Forces canadiennes)

 

Encore un recours collectif contre le gouvernement fédéral : des anciens combattants de retour d’Afghanistan ont déposé un recours collectif contre le gouvernement fédéral, affirmant que le régime de prestations d’invalidité prévu par la nouvelle Charte des anciens combattants viole leurs droits civils.

Le recours, déposé le 30 octobre à la Cour suprême de la Colombie-Britannique, soutient que les prestations d’invalidité ont été déterminées de façon arbitraire et qu’elles sont insuffisantes pour assurer le soutien les soldats blessés au combat. Les plaignants dans ce recours sont au nombre de six mais la décision de la Cour touchera, bien sûr, des centaines de soldats dans la même situation que les plaignants.

Selon le recours collectif, le gouvernement ne remplit pas son devoir à l’égard des anciens combattants qui ont mis leur vie en danger pour leur pays et qu’on ne peut décemment laisser à eux-mêmes lorsqu’ils sont blessés. Les participants au recours collectif exigent donc un dédommagement et la reconnaissance par le gouvernement de la discrimination dont ils estiment avoir été l’objet.

On allègue, dans le recours déposé mardi, que les prestations d’invalidité pour les soldats blessés et handicapés sont «dérisoires» si on les  compare à ce que les tribunaux civils et les commissions d’indemnisation accordent aux des accidentés du travail, allègue-t-on dans le recours collectif, En retour, il existe un contrat social entre ces hommes et ces femmes qui ont risqué leur vie et les citoyens de ce pays.

L’avocat à ce recours collectif, Me Don Sorochan, associé chez Miller Thomson, à Vancouver, espère ne pas avoir à mener une longue bataille juridique, comme ce fut souvent le cas dans le passé quand des vétérans ont dû s’adresser aux tribunaux pour faire valoir leur droits.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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