La France pourrait participer à la création d’une base navale en Russie

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Le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Mistral au mouillage à Brest (Photo; WikiCommons)
Le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Mistral au mouillage à Brest (Photo; WikiCommons)

Moscou est prêt à inviter Paris à coopérer dans la création d’une base navale pour les bâtiments de projection et de commandement Mistral que la Russie achète à la France, a déclaré le  vendredi 23 novembre à Paris l’ambassadeur de Russie Alexandre Orlov, rapporte l’agence russe RiaNovosti .

«Ces navires sont destinés à la flotte russe du Pacifique. Nous construirons une base navale près de Vladivostok, en Extrême-Orient. Nous pouvons là aussi coopérer avec la France», a dit l’ambassadeur.

La Classe Mistral est un type de porte-hélicoptères amphibies d’assaut français.

La Russie et la France ont signé en juin 2011 un contrat de 1,2 milliard d’euros prévoyant la construction de deux BPC de classe Mistral pour la Marine russe. Le premier, baptisé « Sébastopol » sera construit par le groupe français DCNS aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire en 2014 et le second, « Vladivostok », en 2015.

Le groupe français DCNS , qui conçoit et construit des navires armés et des infrastructures portuaires, est propriété à 64% de l’État français et à 35% du groupe Thalès, spécialisé en aérospatiale.

Les chantiers navals russes participent aussi à la fabrication de pièces pour ces deux navires. Une usine de Saint-Pétersbourg a procédé à la découpe de tôles dans le cadre de la construction du BPC « Vladivostok » le 1er août dernier et commencera la découpe de tôles pour le « Sébastopol » en mai 2013. Les coques des troisième et quatrième navires de type Mistral achetés par Moscou seront construites en Russie.

La Russie achètera également de petites embarcations de débarquement françaises qu’elle entend installer à bord de ses bâtiments de projection et de débarquement Mistral, a aussi ajouté à Paris l’ambassadeur russe.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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