Le Canada achète de nouveaux simulateurs pour la guerre chimique

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Un corps expéditionnaire de Marines américains s,entraînent à la guerre chimique (Photo: DoD)
Un corps expéditionnaire de Marines américains s,entraînent à la guerre chimique (Photo: DoD)

Le gouvernement canadien a annoncé le 30 novembre l’attribution d’un contrat de 6,6 millions $ à Patlon Aircraft, de Halton Hills, en Ontario, pour des simulateurs visant à améliorer la formation des militaires canadiens quant à l’utilisation des détecteurs d’agents chimiques.

Pour remplir leur mandat, les Forces armées canadiennes doivent être en mesure de fonctionner malgré la présence d’une menace chimique, biologique, radiologique ou nucléaire.

Ces simulateurs serviront à former les militaires des Forces armées canadiennes quant à l’utilisation des nouveaux dispositifs portables de détection d’agents de guerre chimique et de produits chimiques industriels dans le cadre d’opérations militaires.

Patlon a établi pour ce contrat un partenariat avec la société britannique Argon Electronics de Bedfordshire pour fournir des simulateurs Argon pour les nouveaux détecteurs chimiques. La Patlon fournira le système de formation virtuelle sans fil d’Argon, le PlumSIM, qui simule électroniquement la dissémination d’agents chimiques dans un large éventail de conditions environnementales et la formation initiale et le soutien en service pendant toute la durée de vie des produits.

Le simulateur Argon permettra aux Forces canadiennes de s’entraîner à manipuler les nouveaux détecteurs sans avoir à utiliser de produits chimiques en aérosol, ce qui est à la fois économique et écologique.

En outre, les instructeurs auront la possibilité de superviser électroniquement les entraînements. Le simulateur sera principalement utilisé à l’École des pompiers et de la défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire des Forces armées canadiennes, à la Base des Forces canadiennes Borden, dans le sud de l’Ontario, et par les instructeurs spécialisés en défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire basés dans les unités des Forces armées canadiennes partout au Canada.

Les premiers simulateurs seront livrés au printemps de 2013. On prévoit que la pleine capacité opérationnelle sera atteinte au cours des prochaines années.

Le communiqué accompagnant cette annonce souligne que «Le projet des simulateurs de détecteurs d’agents chimiques s’inscrit dans le cadre d’un projet d’acquisition beaucoup plus vaste,( de 85 millions) par lequel les Forces armées canadiennes feront l’acquisition (…) de détecteurs d’agents chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, de l’équipement de protection, des systèmes de reconnaissance et de décontamination, ainsi que de nouvelles contremesures médicales qui accroîtront la capacité (…) à survivre et à mener des opérations dans un environnement contaminé par des agents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires.»

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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