Loi adoptée contre le vandalisme à l’égard des monuments commémoratifs de guerre

0
Le Monument du R22eR à Québec qui a été victime de vandalisme au début d'avril dernier. (Photo tirée de Facebook)
Le Monument du R22eR à Québec qui a été victime de vandalisme au début d’avril dernier. (Photo tirée de Facebook)

 

Le projet de loi d’initiative parlementaire C-217  présenté l’an dernier par le député conservateur David Tilson, Loi modifiant le Code criminel (méfaits à l’égard des monuments commémoratifs de guerre) a été adopté en troisième lecture le 31 octobre.

Avec l’adoption de cette loi, ce sera maintenant une infraction au Code criminel que de commettre un méfait à l’égard de tout bien, immeuble ou structure, y compris un monument commémoratif de guerre ou un cénotaphe, qui sert principalement à rendre hommage à des personnes décédées en raison d’une guerre.

Une amende de 1 000 $ sera imposée pour la première infraction, une peine d’emprisonnement de 14 jours pour la deuxième infraction et une peine d’emprisonnement de 30 jours pour la troisième infraction et les infractions subséquentes.

Le ministre des Anciens combattants, Steven Blaney, avait déclaré plus tôt cette semaine à ce sujet: « À l’approche de la Semaine des anciens combattants, période pendant laquelle les Canadiens et les Canadiennes prennent un moment pour se souvenir des vétérans du Canada et de leurs contributions à l’échelle mondiale et pour leur rendre hommage, il est à propos que nous mettions en œuvre des mesures rapides et sérieuses concernant les actes de vandalisme beaucoup trop fréquents à l’égard des monuments commémoratifs de guerre.».

L’affaire des carrés rouges à Québec

On se rappelle que, suite à une manifestation dans la Capitale nationale contre la hausse des frais de scolarités, des manifestants avaient déposé des carrés rouges à plusieurs endroits… notamment sur un monument du Royal 22e Régiment à la place George V sur la Grande Allée.

La désacralisation de ce monument où on retrouve les noms de membres du régiment tombés au combat avait amené le printemps dernier quatre militaires de Valcartier, outrés par cet affront, à tenir des propos disgracieux sur Facebook. Ces militaires ont depuis fait l’objet de mesures disciplinaires.

Dorénavant, c’est à la loi et au Code criminel qu’auront affaire ceux ou celles qui manqueraient de respect aux monuments à nos soldats disparus.

À lire aussi:

La cause des propos haineux sur Facebook: des carrés rouges sur un monument du Royal 22e >>

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Les commentaires sont fermés.