Afghanistan: l’Institut de la Conférence des associations de la défense sort un rapport sur la participation canadienne

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Le Caporal Christen Blake, du détachement de police militaire à Halifax, fait une démonstration en 2010 au Centre régional d’instruction de Kandahar de la Police afghane (Photo : Caporal Shilo Adamson, Caméra de combat des Forces canadiennes)
Le Caporal Christen Blake, du détachement de police militaire à Halifax, fait une démonstration en 2010 au Centre régional d’instruction de Kandahar de la Police afghane (Photo: Caporal Shilo Adamson, Caméra de combat des Forces canadiennes)

L’Institut de la Conférence des associations de la défense vient de sortir un rapport sur les opérations pangouvernementales canadiennes entre 2010 et 2011 en Afghanistan.

Intitulé «Opérations canadiennes pangouvernementales Kandahar – 09/2010 – 07/2011», le rapport précise d’abord que la mission en Afghanistan a permis au Canada de mettre à l’épreuve son approche des 3D – expression de sa politique étrangère formulée en 2003 – qui fusionnait les contributions militaires, diplomatiques et de développement dans les régions accablées par le conflit. Au fil du temps, cette approche 3D se transforma en une participation davantage inclusive, dite pangouvernementale, des instruments de la politique, tous ministères et agences confondus, afin d’établir les liens nécessaires à la création d’une stratégie nationale.

Cette transformation ne s’est pas faite sans difficultés, mais l’Institut de la Conférence des associations de la défense dit avoir constaté certains succès.

Ainsi, la mise en place de l’Équipe de reconstruction – Kandahar qui avait pour but de venir en aide aux autorités afghanes à créer des capacités, et la mise en place d’un héritage canadien grâce à un certain nombre d’initiatives majeures en agriculture, éducation, santé publique, primauté du droit et gouvernance en sont deux excellents exemples.

En même temps, la Force opérationnelle à Kandahar, avec l’aide de ses partenaires afghans, a pu, dans un premier temps, dans le sud-ouest du pays et ensuite, en 2011-2012, dans certains secteurs de la province de Kandahar, créer des zones de sécurité au sein desquelles les communautés ont pu être reliées à leurs gouvernements régional et national et mettre la population en contact avec les programmes de développement durables.

En 2011, au terme de sa mission de combat, les autorités canadiennes ont fait le bilan des leçons apprises en Afghanistan afin qu’elles servent à informer toute nouvelle stratégie nationale pangouvernementale.

Les efforts du Canada pour mener des activités interministérielles coordonnées en Afghanistan a évolué à la suite de l’élargissement de la mission de l’ISAF, le débat au Canada, et la fin de la mission de combat en 2011. À cette époque, le premier ministre Stephen Harper a expliqué le sens de ce qui avait été accompli par l’ensemble du gouvernement lors de la campagne en Afghanistan:

«Derrière chaque fille maintenant dans une salle de classe, derrière chaque bébé en bonne santé dans les bras de sa mère, derrière chaque agriculteur qui peut nourrir sa famille sans prendre les armes … derrière tous ces progrès, il y a d’innombrables actes d’héroïsme et de dévouement au devoir désintéressé par … les hommes et les femmes des Forces armées canadiennes, nos diplomates et nos travailleurs humanitaires.»

L’institut précise qu’à Kandahar, les gens apprécient depuis longtemps les réalisations pratiques importantes du Canada, et notamment dans les canaux d’irrigation qui ont été réparés, les écoles qui ont été construites et les centres de santé qui ont été ouverts. Mais ils se souviendront aussi des partenariats étroits dont ils jouissaient auprès des Canadiens de tous les horizons, qui les ont aidés à bâtir un avenir meilleur pour eux-mêmes et pour leurs enfants.

Selon le Dr. Howard G. Coombs, les amitiés forgées prévaudront et seront très probablement renforcées par les nouveaux programmes de coopération et d’assistance que le gouvernement entreprend.

À l’inverse, les Canadiens devraient se souvenir de ce qu’ils ont appris de leur expérience en Afghanistan et faire un effort pour que l’apprentissage ne soit pas perdu avant qu’ils ne soient redéployés dans une opération de paix internationale.

«Si les Canadiens aspirent à jouer un rôle de chef de file à l’international, l’expertise nécessaire à l’avenir ne sera pas en maintien de la paix traditionnel, mais dans des opérations complexes associant les compétences du militaire et du civil», conclu l’auteur du rapport.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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