Au Congo, les rebelles se retirent finalement de Goma

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Les rebelles du mouvement M23 ont finalement quitté la ville de Goma comme l’exigeaient les pays africains de la région et les occidentaux (Photo: Al Jazeera English)

Les rebelles, que l’on soupçonne être soutenus par le Rwanda, ont achevé leur retrait de Goma, la capitale de la province orientale du Congo, ce 1er décembre, moins de deux semaines après leur prise de contrôle de la ville.

La retraite, cependant, pourrait n’être que provisoire: un chef de file du mouvement rebelle M23 aurait affirmé que les rebelles voulaient maintenant négocier avec le gouvernement dans les 48 heures.

Le brigadier ougandais, effrey Muheesi, qui fait partie d’une mission envoyée par les pays africains pour superviser le retrait des rebelles, a déclaré pour sa part que le  retrait des rebelles de Goma était complète. « Ils se sont retirés de Sake et Goma, et maintenant les  policiers du gouvernement congolais ont le contrôle de la banque centrale, du bureau du gouverneur et duposte frontière », a-t-il dit.

Les rebelles du M23  s’étaient emparés de la capitale du Nord-Kivu le 20 novembre dernier, après avoir combattu l’armée congolaise pendant presque une journée. Le groupe avait défié deux ultimatums antérieurs les enjoignant de quitter Goma.

La rébellion de huit mois des M23 est menée par les combattants d’un groupe rebelle, aujourd’hui disparu, qui avait accepté de déposer les armes le 23 Mars 2009, en échange de l’autorisation de rejoindre les rangs de l’armée congolaise. M23 tire son nom de la date de cet accord. La rébellion a commencé en avril dernier quand des centaines de ces soldats ont déserté l’armée, disant que les conditions de l’accord n’avaient pas été respectées.

En fait, la plupart des observateurs estiment que l’origine de la rébellion est un combat pour les richesses minérales du Congo dont bonne partie se trouve justement dans la province du Nord-Kivu, dont Goma est la capitale. On soupçonne le voisin rwandais d’être le sponsor des rebelles du M23.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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