Contrat de maintenance du Système d’alerte du nord prolongé jusqu’en 2014

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Vue aérienne de la station radar américaine du réseau DEW à Point Lay en Alaska. (Photo: Sergent Donald L. Wetterman, US Air Force)
Vue aérienne de la station radar américaine du réseau DEW à Point Lay en Alaska. (Photo: Sergent Donald L. Wetterman, US Air Force)

Le contrat initial d’exploitation et de maintenance du Système d’alerte du Nord qui s’est terminé en septembre 2011 a été prolongé afin de permettre au gouvernement du Canada de lancer un processus d’approvisionnement concurrentiel pour l’attribution du prochain contrat, lequel devrait être accordé en mars 2014.

Le contrat initial d’exploitation et de maintenance du Système d’alerte du Nord avait été attribué à une coentreprise industrielle formée d’ATCO Frontec Corporation et de Pan Arctic Inuit Logistics Corporation qui ont constitué en société la filiale Nasittuq Corporation afin qu’elle les représente dans l’exécution de ce marché.

ATCO, est une société basée en Alberta avec, aujourd’hui, plus de 7 000 salariés répartis sur trois divisions principales: la production d’énergie, les services publics (gaz naturel, le transport et distribution d’électricité) ainsi que la division « entreprises globales « , avec des entreprises actives dans l’industrie manufacturière , les services technologiques, la logistique et l’énergie.

Ce contrat d’exploitation et de maintenance du Système d’alerte du Nord a été l’un des premiers contrats d’importance accordé à ATCO en 1988, deux ans après sa fondation.

Des années plus tard, ATCO a établi pour ce contrat un partenariat avec les autochtones. La Pan ArticInuit Logistics Corporation, une société  100% inuit qui avait été créée expressément à cette fin, a signé avec la société albertaine un accord de coentreprise le 25 Juillet 1994 en vue de l’attribution du contrat de maintenance Système d’alerte du Nord.

Ce marché de coentreprise offre de nombreux débouchés d’emploi aux résidents du Nord et reflète également l’engagement du gouvernement visant à promouvoir la formation et le développement économique dans cette région  » avait affirmé le député fédéral Bob Wood à l’époque, au moment de l’annonce de l’octroi de ce contrat à la coentreprise industrielle formée par les deux entreprises.

Au Canada, le Système d’alerte du Nord est constitué d’une chaîne de stations radars sans personnel qui assurent la surveillance de l’espace aérien, détectent les menaces possibles dans l’espace aérien de l’Amérique du Nord et réagissent rapidement à celles-ci.

Les sites qui font partie du Système d’alerte du Nord ont été construits entre 1986 et 1992 afin de remplacer le réseau d’alerte avancé (réseau DEW) qui avait été installé au cours des années 1950.

Le coût du Système d’alerte du Nord est partagé entre Canada et les États-Unis dans un rapport de 40 % et 60 %, respectivement. Le Canada est propriétaire des stations et en assure l’exploitation et la maintenance. Les États-Unis possèdent le matériel radar et l’appareillage radio, ils fournissent l’ensemble du carburant ainsi que les services de transport maritime (carburant et cargaison sèche) et de transport par aéronefs à voilure tournante et à voilure fixe. Le ministère de la Défense nationale du Canada ne fournit aucun appui aérien au Système d’alerte du Nord.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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