Des équipes de l’armée américaines se préparent pour l’Afrique

0

Alors que les groupes extrémistes sont de plus en plus actifs, une brigade de l’armée américaine va commencer à envoyer de petites équipes dans pas moins de 35 pays africains au début de l’année prochaine.

L’envoi de ces équipes marque l’intensification des efforts du Pentagone pour aider les pays africains à combattre l’extrémisme et doter les États-Unis d’une force prête et formée pour être expédiée vers l’Afrique en cas de crise.

Le travail de ces équipes sera limité pour l’instant à la formation, et elles ne seront pas autorisés à mener des opérations militaires spécifiques, à moins d’une sans approbation du secrétaire de la défense.

Les États-Unis mettent donc davantage l’accent sur l’Afrique alors que ce continent est dans la tourmente avec des probl`mes de violence insurrectionnelle généralisée en Afrique du Nord, et au moment où l’Union africaine et d’autres nations se prépare à une ntervention militaire pour reconquérir le nord du Mali dont se sont emparées des groupes islamistes armés.

On se rappelle que le général Ham, comandant du US Africa command, avait décaré qu’une intervention militaire dans le nord du Mali avant que les troupes soient adéquatement formées pourrait tourner à la catastrophe.

La menace des groupes terroristes liés à d’Al-Qaïda n’a cessé de croître en Afrique, en particulier avec la montée de la secte Boko Haram au Nigeria. L’attaque du 11 septembre dernier contre le consulat américain à Benghazi, qui a causé la mort de l’ambassadeur et de trois autres Américains, aurait aussi été éxécutée par des militants qui avaient des liens avec al-Qaida au Maghreb islamique AQMI).

Les équipes de la 2ème Brigade, 1ère Division d’Infanterie – surnommé « Dagger brigade », « La brigade au poignard », cibleront des pays comme la Libye, le Soudan, l’Algérie et le Niger, où les groupes liés à Al-Qaïda ont été actifs. Elles aideront aussi des pays comme le Kenya et l’Ouganda qui sont aux prises avec des militants d’al-Shabab sur les lignes de front en Somalie.

Le général Carter Ham, le commandant des forces américaines en Afrique, a noté que la brigade a aussi une petite flotte de drones qui pourrait être utile en Afrique, mais qu’il aurait besoin d’une permission spéciale pour l’utiliser pour ce genre de mission.

Par ailleurs, pour combler le fossé culturel qui la sépare des armées africaines, l’armée américaine cherche, tant dans les ambassades et les réseaus d’organisations professionnelles que dans ses propres services, des militaires et des experts qui seraient originaires de ces pays d’Afrique.Ces personnes qui connaissent bien l’Afrique et les Sfricains pourront être utilisés pendant la formation, et seront appelés aussi à donner des conseils et/ou accompagner les équipes dans leurs déplacements.

Thomas Dempsey, professeur au Centre africain d’études stratégiques, dit que le plus grand défi est posé par la culture, la langue et la diversité historique de ce continent.

Les efforts du Pentagone en Afrique, depuis la création de l’US Africa Command en 2007, ont été soigneusement mesurés, en grande partie de peur qu’ils ne soient perçus comme le prélude à l’établisement de bases américaines ou en rason de la crainte de la part des Africains d’une trop grande influence militaire américaine. indue États-Unis militaire. D’ailleurs, le commandement du US Africa command est à Stuttgart, en Allemagne, plutôt que sur le continent africain.

Mais de nombreux pays africains veulent obtenir l’aide et le soutien des États-Unis, alors qu’ils travaillent à bâtir leurs forces militaires, luttent contre des insurgés sur leur territoire, des pirates le long de leurs côtes et tentents d’endiguer le trafic de drogue et les enlèvements.

La mission de la 2ème Brigade débutera au printemps: la brigade reçoit sa formation au combat régulier d’abord, puis l’instruction plus spécifique nécessaire aux déploiements en Afrique, comme les compétences linguistiques, l’information culturelle et d’autres renseignements sur les pays africains.

Après avoir dû apprendre le pachtou et farsi, des langues utilisées en Afghanistan et en Iran, les soldats américains devront apprendre le français, le swahili, arabe ou d’autres langues parlées en Afrique, et se familiariser avec la culture des pays de ce continent, souligne le commandant de la brigade, le colonel Jeff Broadwater, ajoutant toutefois qu’ils savent à quoi s’attendre: « Vous voyez ces menaces (en Afrique) dans les nouvelles tout le temps. »

La brigade sera divisée en différentes équipes conçus pour répondre aux besoins spécifiques de chaque pays africain.

À lire aussi:

Le général américain Carter Ham contre une intervention militaire au Mali >>

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Les commentaires sont fermés.