Des gaz toxiques ont été utilisées à Homs par les forces de sécurité syriennes

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Image de destruction dans la province de Homs, en Syrie (Photo:BoYaser, WikiCommons)
Image de destruction dans la province de Homs, en Syrie (Photo:BoYaser, WikiCommons)

Des militants en Syrie ont signalé que 6 combattants rebelles ont été tués par un gaz toxique, le dimanche 23 décembre, à la frontière d’al-Khaldiya-al-Bayada, dans la province de Homs, rapportait ce lundi l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Le gaz inodore, dégageant de la fumée blanche et s’est répandu rapidement dès que les grenades ont été lancées par les forces du régime. Cette gaz n’est pas identifiée et n’aurait pas été utilisée auparavant. Les militants sur le terrain ont ignalé à l’OSDH que les personnes qui ont inhalé ce type de gaz ont éprouvé de graves vertiges et des maux de tête, et certainespersonnes ayant respié ce gaz ont eu des crise « d’épilepsie ».

Se basant sur ces informations, l’Observatoire syrien des droits de l’homme appelle à la Croix-Rouge internationale à intervenir immédiatement par l’envoi d’une équipe médicale spécialisée dans les blessures de guerre, et réclame une enquête pour savoir qui a donné l’ordre d’utiliser ce gaz et quels sont les responsables de l’évènement. L’OSDH exige que cesse toute violence, particulièrement ce genre d’attaque condamnée par toute la communauté internationale.

Pendant ce temps, l’émissaire international Lakhdar Brahimi a appelé à un accord pour mettre fin à la guerre civile en Syrie après avoir rencontré Bachar al-Assad à Damas, au lendemain de la mort de dizaines de civils près d’une boulangerie, insurgés et autorités se renvoyant la responsabilité de l’évènement. Il devait présenter au président syrien un plan américano-russe de sortie de crise qui prévoirait un gouvernement de transition et des élections, un peu plus tard.

Les armes chimiques sont un sujet de préocupations important: la Syrie disposerait de stocks d’armes chimiques qui datent des années 1970 , les plus importants du Moyen-Orient. Le régime Al-Assad, qui ne reconnaît pas ouvertement posséder de tels armes, affirme toutefois que « dans le cas où » il en possèderait, il ne les utiliserait jamais, mais les observaeurs craignent que, désepéré, le régime recourent à ces armes ou, pire, qu’à la chute d’Assad, elles ne tombent entre les mains de groups extrémistes.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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