En cas d’intervention de l’OTAN en Syrie, le Canada est prêt

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Le Canada a mis au point un plan d’urgence pour être en mesure de répondre rapidement à une demande d’aide de l’OTAN pour la Syrie, rapporte la télévision canadienne. Le gouvernement fédéral est prêt dans ce cas à déployer l’Unité interarmées canadienne d’intervention, l’UIIC, qui gère les attaques chimiques, biologiques et radioactives. Le Canada pourra envoyer également l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC) pour fournir de l’eau propre en Syrie, ainsi que des ingénieurs et du personnel pour aider à mettre en place un hôpital de campagne.

L’Unité interarmées d’intervention du Canada – Incidents chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (UIIC-ICBRN) est une composante du Commandement des Forces d’opérations spéciales du Canada et elle est capable d’ntervention rapide partout dans le monde.

L’Équipe d’intervention en cas de catastrophe quant à elle est une équipe à déploiement rapide de 200 membres des Forces canadiennes. Elle fournit une assistance aux sinistrés pour un maximum de 40 jours. Le siège de l’Équipe est à Kingston, en Ontario. Elle a été créé par le gouvernement canadien en 1996 à la suite de la réponse inadéquate au génocide rwandais de 1994.

Une frégate de la marine croisant dans la région est également prête à intervenir.

Le premier ministre Stephen Harper et son gouvernement prennent la menace des armes chimiques en Syrie très au sérieux, mais les observateurs s’accordent à dire qu’il est peu probable que le Canada envoie des avions de chasse CF-18 au-dessus de la Syrie, comme il l’avait fait en Libye, pour faire respecter une zone d’exclusion aérienne, et encore moins probable qu’il déploie des soldats canadiens sur le territoire syrien.

L’OTAN pour sa part a déjà mis à exécution son projet de déployer des missiles Patriot et des troupes le long des frontières de la Syrie avec la Turquie pour parer à toute attaque qui pourrait venir de Syrie.

Pendant ce temps, le gouvernement canadien est sous une pression croissante pour reconnaître les forces rebelles en Syrie en tant que représentants légitimes de l’opposition.

La Grande-Bretagne et la France ont déjà reconnu la Coallition des insurgés syriens, en lutte contre le régime de Bashar al-Assad, comme représentant légitime du peuple syrien.

L’Amérique devrait faire de même le mercredi 12 décembre à une réunion des « amis de la Syrie  » à Marakech, au Maroc, où le sous-secrétaire d’État Williams Burns représentera les États-Unis, la secrétaire d’État Hillary Clinton étant retenue aux États-Unis par la maladie. Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, sera également présent au sommet de Marrakech,

Pendant ce temps, le gouvernement syrien semble avoir ralenti les préparatifs pour l’utilisation possible d’armes chimiques contre des cibles rebelles, a déclaré ce mardi 11 décembre le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta. La semaine dernière, des responsables américains avaient affirmé qu’ils avaient des preuves que les forces syriennes avaient commencé à préparer du sarin, un agent neurotoxique, pour une éventuelle utilisation dans des bombes.

S’adressant aux journalistes voyageant avec lui de Washington au Koweït, Panetta a dit, sans donner de détails, que la menace avait diminuée. Interrogé pour savoir s’il pensait que le président syrien Bachar al-Assad allait tenir compte des avertissements que lui avait adressé la communauté internationale sur l’utilisation d’armes chimiques, Panetta a déclaré: « Je veux bien croire qu’il a reçu le message, nous avons été assez clairs. »

Par contre, les espoirs récents que le Kremlin mette fin à son soutien au régime de Bachar al-Assad se sont évanouis lorsque le ministre ruse des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré le dimanche 9 décembre que Moscou continue à s’opposer fermement aux demandes de démission d’Assad.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. Je félicite le Canada, ce grand pays, pour ses positions internationales qui vont au-delà du politiquement correct qui étouffe l’Europe