F-35: le rapport de KPMG confirme que le processus était corrompu, disent les libéraux

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Un F-35 dans la chaîne d’assemblage final de l’usine de production de Fort Worth, Texas (Photo: Lockheed Martin)

Réagissant à la publication du rapport du KPMG sur les F-35, le chef libéral Bob Rae a déclaré aujourd’hui que  « Encore une fois, nous constatons que les affirmations de ce gouvernement en ce qui concerne le coût des F-35 et de ses retombées industrielles pour le Canada sont tout à fait fausses. »

KPMG estime à 45 milliards de dollars les coûts d’achat et d’entretien des F-35 pendant un cycle de vie de 42 ans.

Cette somme est supérieure aux 25 milliards estimés par Le vérificateur général Michael Ferguson avait parlé quant à lui de 25 milliards sur une période de 30 ans et le ministre de la Défense Peter MacKay de 16 milliards de dollars sur une période de 20 ans lors de l’annonce par le gouvernement Harper de son intention d’acquérir 65 chasseurs F-35.

Pour Bob Rae, le rapport montre clairement que le processus des F‑35 dans son ensemble était corrompu. « Cette démarche était de toute évidence truquée pour nous diriger vers cet avion bien qu’il n’y ait aucune preuve que le F-35 était celui qui convenait et ce, au bon prix pour répondre aux besoins du Canada. » dit le communiqué du chef libéral.

« Les Canadiens ont été induits en erreur. » accuse-t-il. » Le Parlement a été induit en erreur. C’est ce qui fait que tout ce dossier est un fiasco. Désormais, la seule solution possible serait d’abandonner cette procédure unique et trompeuse et de revenir aux principes initiaux, soit de tenir un appel d’offres transparent et compétitif afin de trouver l’appareil pour remplacer la flotte vieillissante des CF-18.

Suite à la publication du rapport de la firme KPMG sur les coûts liés à l’achat et à l’entretien des F-35, Ottawa a d’ailleurs déjà annoncé une série de mesures:

Avant de prendre une décision sur le type d’appareils qu’il faut acheter, le gouvernement analysera de nouveau en profondeur les besoins de l’Aviation canadienne, les menaces actuelles et à long terme qui pèsent sur le Canada et la nature des missions à l’étranger qui seront confiées aux pilotes de l’Aviation royale canadienne.

Pendant que se déroulera ce processus d’examen, le ministère de la Défense évaluera la flotte actuelle de CF-18 afin de déterminer les coûts liés à leur mise à niveau et prolonger leur durée de vie utile au-delà de 2020.

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Pour le critique du NPD en matière de défense, Jack Harris, « C’est une comédie, un simulacre! »

« Non, ce n’est pas un nouveau processus », clame lance le néodémocrate. On ne fait que rerpduire une autre version d’un achat sans appel d’offres. On retourne sur la planche à dessin d’une certaine façon, mais ils ne feront toujours pas une analyse des besoins opérationnels et ils ne lanceront pas un appel d’offres pour assurer qu’il y ait une compétition entre les constructeurs pour s’assurer qu’on obtient le bon avion, au bon prix. »

Plusieurs experts estiment qu’en l’absence d’un appel d’offres en bonne et due forme, les constructeurs ne voudront ps fournir les informations stratégiques sur leurs appareils. Ils n’enverraient que des informations générales,  ce qui ne serait pas suffisant pour un examen sérieux des alternatives au F-35.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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