L’armée syrienne ne peut pas gagner, déclare le vice-président de Bashar al-Assad

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Le vice-président syrien Farouk Al-Sharaa (Photo: Al-Akhbar)
Le vice-président syrien Farouk Al-Sharaa (Photo: Al-Akhbar)

Le vice président égyptien, Farouk al-Sharaa, qui fut ministre des Affaires étrangères de son pays de 1984 à 2006 avant d’en devenir vice-président, a déclaré que les forces armées du régime ne peuvent venir à bout des rebelles et a appelé à un règlement politique négocié qui comprendrait la formation d’un gouvernement d’union nationale avec de vastes pouvoirs.

Ces déclarations, où le vice-président syrien a tracé un portrait sombre de la situation et a même critiqué la gestion de la crise par son gouvernement, ont coïncidé avec la présentation le dimanche 16 décembre par l’Iran, le seul allié d’importance d’Assad dans la région, d’un plan de paix se terminant par des élections syriennes qui pouraient ouvrir la voie à un nouveau leader à Damas.

Les commentaires de Farouk al-Chareh, un proche collaborateur de longue date de la famille du président Bachar al-Assad, porte à croire que le régime syrien, assiégé, envisage peut-être maintenant une stratégie de sortie de crise, alors que les forces rebelles se rapprochent de la capitale Damas.

Les commentaires de Farouk al-Chareh, un proche collaborateur de longue date de la famille du président Bachar al-Assad, porte à croire que le régime syrien, assiégé, envisage peut-être maintenant une stratégie de sortie de crise, alors que les forces rebelles se rapprochent de la capitale Damas et que même les réfugiés palestiniens en Syrie, pour la plupart alliés du régime auparavant, font maintenant défection.

Cela semble d’autant plus probable que la déclaration du vice-président syrien a été a été faite dans une entrevue d’al-Sharaa au quotidien de gauche libanais Al-Akhbar, proche du Hezbollah libanais, un allié indéfectible du président syrien al-Assad.

Lire l’entrevue  d’Al-Akhbar >>

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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