Le chef des services secrets afghans victime d’un attentat suicide

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Asadullah Khalid , chef des renseignements afghans (Photo:U.S. Embassy Kabul Afghanistan)
Asadullah Khalid , chef des renseignements afghans (Photo:U.S. Embassy Kabul Afghanistan)

Asadullah Khalid a été blessé jeudi à Kaboul dans un attentat revendiqué par les Talibans, et son sort reste incertain, rapporte l’AFP,  citant plusieurs sources sécuritaires.

Un médecin de l’hôpital du NDS, où M. Khalid a été transporté, a quant à lui indiqué que le chef des services secrets était «grièvement blessé à l’estomac et à la tête» et qu’«il avait entendu dire qu’il était mort», rapporte l’agence de presse.
Mohammad Daud Amin, l’adjoint au chef de la police de Kaboul, a déclaré que M. Khalid a été victime d’une «attaque à la grenade». Il s’agirait d’un attentat suicide comme celui qui a coûté la vie en octobre dernier à Burhanuddin Rabbani, ancien président afghan chargé par le gouvernement de négocier la paix avec les talibans, tué chez lui à Kaboul par un visiteur portant une bombe dans son turban.

La Direction nationale de la sécurité, Amniyat ou Amaniyat en Pashtou, est l’agence de renseignement intérieure du gouvernement de l’Afghanistan.Elle rend descomptes directement au Président et à l’Assemblée nationale. Présente dans tout l’Afghabnistan, Elle emploie près de 15.000 à 30.000 personnes, la plupart formés par le United States Department of Homeland Security et l’OTAN.

La nomination en août dernier d’Asadullah Khalid à la tête de la NDS par le président Hamid Karzaï, alors qu’il était ministre des Frontières et des Affaires tribales, avait été vivement critiquée par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, qui accusent M. Khalid de corruption, de trafic de drogue et d’avoir laissé torturer des prisonniers à l’époque où il était gouverneur des provinces de Ghazni et de Kandahar (sud de l’Afghanistan).
En avril 2010, CBC News avait révélé l’existence de documents gouvernementaux canadiens qui révélaient eux-mêmes l’implication personnelle d’Asadullah Khalid dans de graves violations des droits de l’homme qui auraient eu lieu dans le cachot privé de Khalid De multiples sources rapportaient, disait le service anglais de Radio-Canada, que le centre de détention privé était situé sous maison d’invités de Khalid, alors gouverneur de Kandahar. Les documents dont faisait état la télévision publique canadienne indiquaient aussi que Christopher Alexander, un diplomate canadien qui travaillait avec les Nations Unies, avait affirmé qu’Asadullah Khalid avait ordonné l’assassinat de cinq travailleurs des Nations Unies, sans doute pour protéger ses intérêts dans le commerce des narcotiques.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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