Le « nEUROn », précurseur du drone européen de combat, réussit son vol d’essai

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Le nEUROn, précurseur du premier drone européen de combat (Photo: Alenia)
Le nEUROn, premier drone européen de combat (Photo: Alenia)

Dassault Aviation a annoncé le 1er décembre que le nEUROn, démonstrateur technologique européen d’avion de combat furtif sans pilote à bord (UCAV), a effectué avec succès  son premier vol depuis la base d’essais de la société Dassault Aviation, à Istres, en collaboration avec les équipes Essais en vol de la Direction générale de l’armement (DGA).

Lancé en 2005 par la DGA, maître d’ouvrage, le programme nEUROn associe la France, l’Italie, la Suède, l’Espagne, la Grèce et la Suisse. Dès le début du programme, les autorités françaises avait incsrit le projet de démonstrateur technologique nEUROn dans la dynamique de l’Europe de la défense, en l’ouvrant complètement à la coopération.

Environ la moitié de la charge de travail a été confiée à des partenaires industriels non français. Sous la maîtrise d’œuvre de Dassault Aviation, le programme a fédéré les compétences et les savoir-faire de Alenia Aermacchi (Italie), Saab (Suède), EADS-CASA (Espagne), HAI (Grèce), RUAG (Suisse) et Thales (France).

Le but du programme nEUROn est de démontrer la maturité et l’efficacité de solutions techniques, il n’a pas pour vocation d’effectuer des missions militaires.

Un document de Dassault Aviation souligne que les principaux défis technologiques relevés durant la conception du nEUROn furent :

  • la forme de l’aéronef (aérodynamique, structure composite innovante, soute interne),
  • les technologies liées à la furtivité,
  • l’insertion de ce type d’aéronef dans la zone d’essais,
  • les algorithmes de haut niveau nécessaires au développement des automatismes,
  • ainsi que la place de l’élément humain dans la boucle de la mission.

Une autre technologie importante qui doit être démontrée, précise le document, est la capacité à emporter et à tirer des
armements à partir d’une soute interne. Aujourd’hui, tous les avions européens font appel à des  capacités d’emport externes pour les bombes et les missiles.

Les objectifs à démontrer en vol sont les suivants:

  • l’exécution d’une mission air-sol, basée sur la détection, la localisation et la reconnaissance de cibles au sol, de façon autonome,
  • l’évaluation de la détectabilité d’une plate-forme furtive face à des menaces sol et air, tant dans le domaine de la signature radar, que dans celui de la signature infrarouge,
  • le tir d’armements réalisé à partir d’une soute interne, dans des délais de réactivité très courts.

À travers ces missions de démonstration, dit encore le document de Dassault Aviation, l’objectif est de valider des technologies de commandement et de contrôle d’un véhicule sans pilote, d’une taille équivalente à celle d’un avion de combat, disposant de tous les modes secours nécessaires pour garantir le niveau de sécurité requis.

D’une longueur de 10 mètres, pour une envergure de 12,5 mètres et un poids à vide de 5 tonnes, l’avion est propulsé par un moteur Rolls-Royce Turbomeca «Adour».

Le nEUROn poursuivra maintenant ses essais en France jusqu’en 2014, date à laquelle il sera envoyé en Suède, à Vidsel, pour une série de tests à caractère opérationnel. Il rejoindra ensuite le polygone de Perdadesfogu (Italie) pour d’autres essais, notamment de tirs et de mesure de furtivité.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. En espérant qu’il aura plus d’un « NEURONe » dans ses soutes et ses capacités tactiques etc ….. On a le souvenir du Rafale !