Les forces afghanes encore fortement dépendantes des Américains et de l’OTAN

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Une classe de jeunes soldats se familiarisant avec la tenue de protection contre les bombes (Photo: Caporal-chef Cless Howse, opération Attention, Forces canadiennes, © 2012 DND-MDN Canada)

La date du retrait est connue, à quelle vitesse il sera fait, lui, reste encore un mystère. Même s’il reste désormais moins de deux ans avant le retrait des troupes étrangères en Afghanistan, un rapport dévoile que les forces armées afghanes sont encore fortement dépendantes de leurs homologues des quatre coins du monde.

Ainsi, le rapport intitulé Report on Progress Toward Security and Stability in Afghanistan précise que seule une brigade sur les 23 que composent l’Armée nationale afghane fonctionne en toute autonomie, sans l’assistance des États-Unis ou de ses alliés.

Il indique toutefois que les forces de sécurité afghanes prennent la tête lors de patrouilles de routine et que la violence est en baisse dans les zones urbaines telles que Kaboul et Kandahar.

En revanche, globalement, la violence est en hausse en Afghanistan, et quelle est plus forte qu’elle ne l’était avant l’augmentation du nombre de soldats américains dans le pays il y a deux ans, même s’ils sont moins nombreux qu’à l’été 2010.

Avec actuellement près de 68 000 Américains présents en Afghanistan, les États-Unis sont largement le plus grand contributeur aux missions de combat et de formation. Le général John Allen souhaite en conserver une grande partie malgré le retrait prévu pour la fin de 2014. Barack Obama doit d’ailleurs prendre très bientôt une décision en ce sens et décider de garder entre 6 000 et 10 000 soldats.

Un fonctionnaire du Pentagone qui a souhaité gardé l’anonymat a dit que les forces de sécurité continuent de dépendre en grande partie de la puissance aérienne, des communications, du renseignement, de la logistique et du leadership américains. Cela est vrai surtout au niveau de la brigade, qui est généralement composée de 3 000 à 5 000 soldats.

Il y a environ 350 000 personnes qui composent l’Armée nationale afghane et la Police nationale afghane.

Le fonctionnaire a reconnu que ce serait un «défi» pour avoir les forces de sécurité prêtes à défendre leur propre pays à la fin de 2014, lorsque la plupart des troupes américaines auront quitté le pays.

Il a également déclaré que la montée de la violence en Afghanistan – mesurée par ce que le rapport appelle «les attaques ennemies d’initiés» – était le résultat de forces de sécurité afghanes qui poussent dans les zones dominées par les Talibans, forçant ces derniers à se battre. Le fonctionnaire a cité trois districts dans la province de Kandahar – Maiwand, Panjwai et Zhari – comme des zones dangereuses, hautement contestées.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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