Noël sportif et musical pour les militaires en Afghanistan (PHOTOS)

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Le brigadier-général Richard Giguère, commandant du Secteur du Québec de la Force terrestre, s’est rendu à Kaboul pour passer un Noël avec ses soldats.

Accompagnés notamment du major-général à la retraite Alain Forand et du brigadier-général à la retraite Robin Gagnon, les hauts gradés se sont rendus dans plusieurs des bases de l’OTAN où se trouvent des Canadiens déployés pour l’Opération Attention.

«Je tenais à être ici pendant la soirée de Noël pour bien démontrer à nos militaire canadiens qu’on ne les oublie pas, qu’on est fier du travail qu’ils font et je tenais à passer quelques jours avec eux avec une petite équipe en provenance du secteur du Québec», a dit le brigadier-général Giguère en interview pour 45eNord.ca et Le Huffington Post Québec.

La veille, le colonel Roch Pelletier, commandant-adjoint de la Contribution canadienne à la mission de formation en Afghanistan, a remis des médailles du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II à une vingtaines de militaires au Camp Phoenix, à Kaboul.

Pour le jour de Noël, le rythme opérationnel a ralenti pour laisser le temps aux troupes de profiter de ce jour spécial.

Au Camp Phoenix, un match de volley-ball a opposé les femmes officiers contre les femmes membres du rang. Un peu plus tard, deux matchs de hockey-balle a notamment vu l’équipe des officiers perdre face à l’équipe des sous-officiers supérieurs.

Enfin, en soirée, un «dîner de la troupe» a eu lieu dans un hangar du camp. Près de 140 militaires et civils canadiens ont pu se faire servir par les officiers supérieurs comme le veut la tradition.

Ce fut à ce moment là que sont arrivés deux invités de marque.

Grand habitué des visites aux troupes canadiennes à l’étranger, Richard Petit en est à sa sixième visite aux soldats, sa quatrième en Afghanistan. Cette fois, il était accompagné de la chanteuse Eva Avila, gagnante de l’émission Canadian Idol en 2006.

Richard Petit et les
Forces canadiennes

1999: Timor
2001: Bosnie
2004, 2007, 2009, 2012: Afghanistan

En arrivant peu après la fin du «dîner de la troupe», Richard Petit et Eva Avila se sont assis au centre du hangar, au milieu de la troupe canadienne pour un concert intimiste.

Applaudit de bout en bout du show, ils ont interprétés quelques uns des succès populaires québécois et anglophones, dont la chanson L’enfant au tambour, offerte aux radios il y a quelques semaines et qui figure au sommet des palmarès pour la période des fêtes.

Les deux artistes se sont vus remettre, des mains du colonel Roch Pelletier, deux drapeaux du Canada signés par les militaires canadiens en Afghanistan.

«T’as beau être pour ou contre le choix que le gouvernement fait dans un déploiement, mais le résultat c’est que des hommes et des femmes se retrouvent à l’étranger dans une zone critique de la planète, de par leur métier, explique le chanteur Richard Petit. Nous autres artistes notre job c’est de divertir, et on vient divertir des gens qui en ont grandement besoin.»

«Il s’agit pour moi d’une des plus grandes et des plus exaltantes expériences de ma carrière, lance Eva Avila. Noël, étant mon jour préféré de l’année, c’était certain que mon cœur de petite fille a trouvé ça très difficile de ne pas être avec ma famille mais mon cœur de femme et d’artiste a eu envie à tout prix de vivre cette aventure. Pour nos soldats qui sont loin de leurs familles et de leurs proches. Ce fut inoubliable.»

Changement afghan

Pour la jeune chanteuse, cette première visite fut un grand choc culturel, «par contre je me trouve absorbée à chaque seconde, par chaque petit détail et aspect de ma visite jusqu’à présent, précise-t-elle. C’est une expérience vraiment enrichissante, c’est tout à fait exaltant et quand je vais rentrer à la maison, je vais avoir ce souvenir là pour toute ma vie et ça ça n’a vraiment pas de prix».

Pour Richard Petit, les choses ont beaucoup changé dans le pays depuis sa première visite en Afghanistan en 2004.

«J’ai roulé dans les rue de Kaboul en 2004, et maintenant, huit ans plus tard, on voit une effervescence au niveau de la vie dans Kaboul. On est au début d’un quelque chose qui, espérons-le, va tenir, mais seul l’Histoire nous le dira.»

Autre exemple donné par Richard Petit pour illustrer le changement: les transports.

«Alors que chaque fois que je suis [précédemment] venu en Afghanistan, ça se faisait dans des véhicules blindés, où on ne voyait rien de ce qu’il se passait», maintenant ce n’est plus le cas.

Pour le chanteur, qui a pu voir un peu la ville, le fait de voir du trafic, prouve que les choses changent. À la blague, il raconte que les afghans ont «un sérieux problème de conduite automobile, un jour le code de la route va arriver en Afghanistan, mais au moins ça bouge».

*Le matériel de protection visuel porté par notre journaliste durant son séjour, des lunettes Sawfly, est une gracieuseté de la compagnie montréalaise Revision Military.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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