Opération Attention en Afghanistan: comment on créer un bataillon?

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Nicolas Laffont est actuellement en reportage en Afghanistan avec les Forces canadiennes déployées pour l’Opération Attention. 

Près de 900 militaires des Forces canadiennes sont actuellement déployés en Afghanistan pour mener une mission de formation auprès des forces de sécurités du pays. Au Camp Blackhorse, on créer des kandaks.

La mise sur pied d’un bataillon afghan, un kandak se fait en plusieurs étapes: la dotation en personnel, l’équipement, l’entraînement, la validation puis le déploiement.

Chaque kandak reçoit ainsi ses armes, ses véhicules et son équipement de communications à ce moment-ci.

Avant d’intégrer le Centre consolidé de mise en service, les recrues vont dans des centres de formation militaire pour suivre une instruction militaire de base, comme au Centre d’instruction militaire régional – Nord ou au Centre d’instruction militaire de Kaboul

Les membres du kandak participent à un programme d’instruction collective qui débute par un cours intensif de leadership de deux semaines à l’intention des officiers commissionnés et des militaires du rang. Des cours de littératie et de religion sont aussi au programme, en plus de l’entraînement normal de militaires.

Les quelques 170 Canadiens présents sont sous le commandement direct de l’OTAN. Ils veillent surtout à améliorer la qualité de l’instruction donnée par les instructeurs de l’armée nationale afghane. Ils ne forment donc plus les instructeurs, mais les conseillent.

Lors de notre passage au camp Blackhorse, une petite équipe de Canadiens est allé rendre visite au lieutenant-colonel Mohammad Same Azemi, commandant de l’équipe de mentorat du kandak 3/4/201.

Au cours de cette rencontre autour d’un thé chai, les mentors canadiens ont demandé quels étaient les problèmes rencontrés, le conseille, quels sont les progrès, etc.

Le lieutenant-colonel Mohammad Same Azemi, a combattu avec le commandant Massoud durant l’invasion russe. Il se dit satisfait de la collaboration avec le Canada et l’OTAN. «Merci à l’OTAN et aux 42 pays présents. Vous nous aider à construire notre pays.»

Même son de cloche pour le lieutenant-colonel Ghulam Mohiuddim Ali Zada, officier des opérations au Centre consolidé de mise en service.

«Je veux que les familles canadiennes sachent que nos familles prient pour vous. Nous vous remercions des sacrifices faits par vos fils, vos filles, vos pères et vos mères. Vous nous aidés à avoir une armée forte. Et une armée forte, c’est un pays fort. Nous nous prenons en main, les choses avancent. Nous nous devons d’être fort parce que certains de nos voisins ne veulent pas que nous le soyons.»

Pour le colonel Ian Hope, Commandant du Groupe consultatif sur l’instruction du Centre consolidé de mise en service, les problèmes futurs de l’Afghanistan ne seront pas internes, mais externes. «Selon moi, il y a deux choses qui resteront en Afghanistan [après notre départ], Internet et l’armée afghane. Il n’y a pas un problème interne qu’ils ne pourront résoudre.»

*Le matériel de protection visuel porté par notre journaliste durant son séjour, des lunettes Sawfly, est une gracieuseté de la compagnie montréalaise Revision Military.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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