Pour le chef d’État-major américain la Corée du Nord est une force déstabilisatrice

Le chef d'État-major des Étars-Unis, le général d'armée Martin E. Dempsey,  parle avec des marins du USS John C. Stennis  dans le Golfe persique, le 13 décembre 2012 ( Photo: D. Myles Cullen, DoD)

Le chef d’État-major des Étars-Unis, le général d’armée Martin E. Dempsey, parle avec des marins du USS John C. Stennis dans le Golfe persique, le 13 décembre 2012 ( Photo: D. Myles Cullen, DoD)

Suite au lancement de missile par la Coée du Nord le 11 décembre dernier, le chef d’État-major interarmées américain, le général Martin Dempsey, a déclaré que la décision prise par la Corée du Nord de procéder à un autre tir de missile était regrettable et contre-productive pour la stabilité dans la région.

Le plus haut gradé américain a fait cette déclaration dans une entrevue qu’il a accordé au service de presse des Forces américaine au cours de  sa tournée annuelle de fin d’année des Forces américaines.

«Je pense que les Nord-Coréens continuent d’être une force déstabilisatrice dans la région alors que nous nous employons à accroître la stabilité », a déclaré Martin Dempsey.

 » (…), leur décision de faire [le lancement de missile] était très mal avisée, très malheureuse et je pense que la communauté internationale les voit de plus en plus tels qu’ils sont – soit une force déstabilisatrice à un moment où ils devraient être plutôt à la recherche d’occasions de contribuer à la stabilité régionale « , a-t-il ajouté.

La Corée du Nord affirme que la fusée doit servir à la mise en orbite d’un satellite de surveillance en orbite, mais l’Organisation des Nations Unies, Washington, Ottawa, Séoul ont tous condamné ce lancement qui pourrait servir, disent-ils, à tester la technologie de missiles capables de frapper les États-Unis ou le Japon.

D’ailleurs, les Américains et les Japonais s’étaient préparés sérieusement au lancement de la fusée nord-coréenne en déployant navires et batteries anti-missiles.

Le chef d’État-major américain a également parlé des progrès accomplis dans le rééquilibrage stratégique américain dans la région Asie-Pacifique.

« L’année dernière, nous avons parlé de nos intérêts stratégiques, au niveau mondial, et comment ils évoluent avec le temps », a-t-il déclaré. « Et, alors que nous avons regardé l’an dernier le rééquilibrage de nos forces d’un point de vue horizontal, cette année nous allons regarder le rééquilibrage d’un point de vue vertical « , a-t-il souligné, expliquant ce qu’il entendait par l’aspect vertical du rééquilibrage, soit  » quelles parties de nos forces sont déployées, quelles parties sont en rotation et quelles parties restent aux États-Unis en réserve, en cas d’imprévu. »

Interrogé sur les « gains » qu’il anticipe dans cet axe stratégique, Dempsey a répondu qu’il ne voit pas nécessairement le rééquilibrage en termes de «pertes et profits». « Lorsque vous utilisez le terme« gains », je dirais que le gain le plus important est que nous avons eu est cette vision, je pense, assez cohérente de la façon dont notre sécurité sera structurée d’ici à [l'année] 2020″, a-t-il dit. «[C'est] la première étape et c’est une étape importante. »

Au cours des trois ou quatre prochaines années, « nous devons mettre en place un système, les processus, les ressources [et] une énergie intellectuelle pour réaliser cette vision », a conclu le général.