Syrie: l’émissaire des Nations Unis veut des Casques bleus et blâme le Conseil de Sécurité

0

Vendredi 30, Lakhdar Brahimi, l’émissaire des Nations Unis et de la Ligue arabe en Syrie, a plaidé devant l’Assemblée générale de l’ONU pour l’envoi de Casques bleus afin de faire respecter le cessez-le-feu.

Selon lui, l’arrêt des violences n’est pas possible tant que les deux parties ne sont pas en présence d’une force de maintien de la paix.

M. Brahimi s’est en grande partie inspiré de l’accord de Genève, préparé par son prédécesseur Kofi Annan.

En juillet dernier, les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Turquie et la Ligue arabe s’étaient en effet entendus sur une solution politique de la crise syrienne, et cette solution incluait un gouvernement de transition. Toutefois, quelques jours plus tard, l’accord fut mis de côté, en raison d’une différence d’interprétation sur la place qu’occuperait Bachar Al-Assad dans ledit gouvernement de transition.

L’envoyé spécial de l’ONU en Syrie a précisé que le succès de son plan ne pouvait avoir lieu sans une résolution contraignante du Conseil de sécurité.

M. Brahimi a affirmé qu’il existe seulement deux scénarios envisageables en Syrie.

«Soit le processus politique mène à la fin de la tragédie actuelle, avec la création d’une Syrie nouvelle, respectueuse des aspirations légitimes du peuple syrien à la dignité, la liberté, la démocratie, la justice sociale et l’égalité de tous les citoyens en préservant la souveraineté et l’unité du pays. […] Soit, la Syrie devient un État défaillant avec toutes les conséquences dramatiques que cela aura pour le pays lui-même, la région et la paix et la sécurité internationale», a prévenu M. Brahimi.

Un autre point important du plan de Lakhdar Brahimi est la constitution d’un gouvernement de transition formé à la fois par des membres de l’opposition et par des membres du régime actuel. Toujours selon le plan, ce gouvernement aurait des pouvoirs exécutifs jusqu’aux élections présidentielles, législatives et municipales de 2014.

Le représentant de la Syrie à l’ONU, Bashar Ja’afari, a indiqué que son gouvernement appuie totalement la mission de M. Brahimi.

Il a expliqué que son gouvernement était aussi pour un dialogue politique avec toutes les composantes de la société syrienne et qu’il refusait toute solution imposée de l’étranger.

Par ailleurs, M. Brahimi a accueilli favorablement la naissance de la nouvelle Coalition nationale syrienne, qui, selon lui, est un pas positif vers l’unification de l’opposition syrienne.

Pendant ce temps, sur le terrain, les forces de sécurité gouvernementales ont tué vendredi une vingtaine de Libanais et un Palestinien qui combattaient avec les rebelles syriens, alors que leur groupe tentait d’entrer dans la ville syrienne de Tal Kalakh, près de la frontière libanaise.

À Damas, des soldats affrontent toujours des rebelles. Cependant, l’arrêt des combats autour de l’aéroport de Damas a permis sa réouverture.

Les communications téléphoniques et Internet sont toujours coupés. Le gouvernement accuse des terroristes tandis que les rebelles et bon nombre d’observateurs externes estiment qu’il s’agit d’une coupure gouvernementale.

Google et Twitter ont mis en place des outils pour contrer la censure mise en place.

«Ceux qui auront la chance d’avoir accès à un réseau téléphonique pourront utiliser Speak2Tweet en y laissant simplement un message vocal», a précisé David Torres, un ingénieur travaillant chez Google.

«Pour que le message soit tweeté, a-t-il ajouté, il suffit de laisser des messages sur les numéros suivants: +90 212 339 1447 ou +30 21 1 198 2716 ou +39 06 62207294 ou encore +1 650 419 4196

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
#OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

Les commentaires sont fermés.