455 millions $ promis en aide au Mali lors de la Conférence de donateurs

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Plus de cinquante pays et organisations internationales ont promis 455 millions $ afin d'aider le Mali (Photo: Abidjan.net)
Plus de cinquante pays et organisations internationales ont promis 455 millions $ afin d’aider le Mali (Photo: Abidjan.net)

A l’issue de la Conférence de donateurs, organisée ce mardi à Addis-Abeba, en Ethiopie, plus de cinquante pays, institutions internationales et ONG ont promis 455 millions $ destinés à venir en aide au Mali dans sa lutte contre les groupes islamistes armés au nord du pays.

Organisée par l’Union Africaine (UA), la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et les Nations Unies (ONU), cette Conférence de donateurs a accouché de près de 455,53 millions $ de promesses de dons.

Au siège de l’UA, les différents pays et organisations présents dans la capitale éthiopienne ont décidé d’unir leur force financière afin de renforcer la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA)  et les forces de défenses maliennes.

A terme, la MISMA doit totalement remplacer l’armée française, actuellement déployé sur le territoire malien depuis le 11 janvier dernier dans le cadre de l’opération SERVAL.

En revanche, le montant promis, ce mardi, reste en deçà des 950 millions $ jugés nécessaires pour financer l’ensemble de l’opération au Mali. Par ailleurs, la CEDEAO a confirmé que 8 000 soldats sont attendus sur place afin de mener à bien la lutte contre les groupes islamistes armés.

63 millions $ promis par la France

Parmi les contributions promises, 63 millions $ doivent provenir de la France, en plus des sommes et soldats déjà engagés depuis le début de son intervention.

«La France va apporter un soutien logistique au contingent de la Misma en cours de déploiement (…) de l’ordre de 40 millions d’euros. La France intervient (également) en appui des forces armées maliennes et va leur céder du matériel pour un peu moins de 7 millions d’euros», a ainsi déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Les Etats-Unis ont promis d’apporter une aide de 96 millions $ alors que l’Union Européenne a annoncé le déblocage de 50 millions $.

Parmi les états africains, l’Algérie s’est engagé à verser 10 millions $. De leur côté, le Sénégal, le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Niger ont promis 2 millions $.

En plus des engagements financiers, plusieurs pays ont promis d’assurer un soutien logistique. La Suède a ainsi décidé d’aider la MISMA avec 40 heures de vol en faveur du transport des troupes.

Pour sa part, le Japon va offrir 120 millions $ «pour aider à stabiliser le Mali et le Sahel», comme l’a déclaré le ministre des Affaires étrangères japonais, Fumio Kishida. «Cela doit aider la région à renforcer sa gouvernance et sa sécurité, y compris via des opérations de maintien de la paix», a-t-il ajouté. Ce soutien intervient quelques jours après la mort de 10 japonais dans la tragique prise d’otage d’In Amenas, en Algérie.

Le Canada apporte son soutien à la MISMA

Le Canada poursuit également son soutien à l’intervention française. Alors que Peter MacKay, ministre de la Défense nationale, et John Baird, le ministre des Affaires étrangères, ont reporté au 15 février la fin de la mission de l’avion CC-177 Globemaster, le pays a promis d’engager 13 millions $ pour le financement de la MISMA.

Présent à Addis Abeba, ce mardi, le ministre canadien de la Coopération international, Julian Fantino, a assuré que «les investissements du Canada ont contribué à améliorer la qualité de vie des Maliens les plus vulnérables, mais nous demeurons grandement préoccupés par la détérioration de la situation et ses conséquences sur la stabilité de la région du Sahel». Avant d’ajouter que «seuls une approche de collaboration entre les divers intervenants maliens, africains et internationaux et le retour d’un gouvernement démocratique au Mali permettront de mettre fin à la crise.»

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Journaliste pour 45eNord.ca, Gaëtan Barralon étudie les nouvelles pratiques journalistiques à l’Université Lumière Lyon 2 (France). Titulaire d’une licence en Information­-Communication, Gaëtan s’intéresse aux enjeux internationaux à travers l’analyse des différents conflits mondiaux.

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