Agression à la sortie d’un bar: Gaël Laberge déjà incarcéré pour huit mois

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En 2011, Gaël Laberge agressait une personne à la sortie d'un bar à Ste-Foy (Photo: Taylor Shantz)
En 2011, Gaël Laberge agressait une personne à la sortie d’un bar à Ste-Foy (Photo: Taylor Shantz)

45eNord.ca a appris que Gaël Laberge, ce militaire qui avait agressé un homme à la sortie d’un bar en 2011 est d’ores et déjà incarcéré et a commencé à purger sa peine de huit mois de prison.

Maître Julien Grégoire, l’avocat de Gaël Laberge, affirme ainsi son «client est déjà incarcéré pour sa détention de huit mois et ne désire pas mettre, ni les Forces armées canadiennes, ni lui-même dans l’embarras.»

Gaël Laberge sortira des Forces en avril et se consacrera à l’entreprise familiale. Lors de l’annonce de sa sentence lundi 21, M. Laberge affirmait regretter son geste.

Le 12 septembre dernier, le ministre de la Défense nationale, Peter Mackay annonçait 11,4 millions $ de plus pour l’aide psychologique dans les Forces canadiennes.

Il déclarait à cette occasion: «Notre gouvernement a la volonté de soutenir les hommes et femmes en uniforme. Les besoins en santé, notamment ceux en santé mentale, figurent en tête de liste de mes priorités à titre de ministre de la Défense et je me suis engagé à faire l’impossible pour fournir à ceux qui défendent notre pays les soins dont ils ont besoin ».

Il n’est ainsi jamais trop tard pour aider un militaire qui revient de mission et qui demande de l’aide. Notons toutefois que le Canada est en Afghanistan depuis 2001 et l’annonce date de 2012. Mieux vaut tard que jamais, dirons certains.

Gaël Laberge a été déployé en 2009 est revenu avec des problèmes psychologiques et de toxicomanie. C’est ce qui lui aurait valu ce dérapage dans la nuit du 16 avril au 17 avril 2011. À la sortie du bar, M. Laberge aurait donné de violents coups de pieds à la victime et lui aurait occasionné trois factures au crâne.

Pourtant, M. Laberge aurait demandé de l’aide en 2010 et n’aurait pas eu de service. Lors de la mise en liberté provisoire du militaire, le juge Plante avait mise comme condition d’entreprendre d’autres démarches afin d’obtenir un suivi psychologique pour traiter sa dépression.

Il reste à savoir maintenant si l’argent qu’a annoncé le ministre en septembre pourra servir à éviter ses évènements dans le futur.

Fille de deux parents militaires, Raymonde Thériault grandit sur différentes bases militaires. À l’université, elle est directrice du journal étudiant. En novembre 2010, elle est déployée avec la Roto 10 en Afghanistan.

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