Jour 6 de l’intervention au Mali: début de l’offensive terrestre

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L’offensive terrestre au Mali a débuté dans la nuit de mardi à mercredi pendant que, mercredi, des terroristes islamistes qu’on croit être venus du Mali ont attaqué un site gazier en Algérie. Le déroulement de ce 6e jour de l’intervention militaire en heure de Montréal et, entre parenthèses, en heure de Bamako:

18h45 (23h45)

Selon la chaîne d’informations Al Arabiya English qui cite l’Agence France Presse, 55 otages algériens et étrangers ont été libérés.

18h05 (23h05)

La chaîne de télévision française France 24 affirme avoir eu une conversation téléphonique avec un otage français détenu sur le site gazier d’In Ameinas en Algérie par des islamistes. Voici les deux points importants de cette conversation:

  • Le Français a assuré qu’il était détenu avec des ressortissants de Grande-Bretagne, du Japon, des Philippines et de Malaisie. 
  • Il a aussi déclaré que les otages étaient détenus dans un immeuble piégé sur le site gazier d’In Amenas et qu’ils portaient sur eux des ceintures d’explosifs pour dissuader une éventuelle intervention des forces de sécurité.

France 24 a souligné qu’il était impossible de savoir si l’otage français s’exprimait sous la contrainte.

17h45 (22h45)

Le ministre tchadien des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat annonce que le Tchad va envoyer au Mali «un régiment d’infanterie et deux bataillons d’appui, ce qui fait aux alentours de 2 000 hommes». «Il faut que notre effectif soit conséquent pour accomplir au mieux notre mission», a ajouté le ministre tchadien, à Radio France International.

16h20 (21h20)

Un groupe islamiste  dont le nom, traduit en français, est  «Ceux qui signe par leur sang », revendique la prise d’otages massive sur le site gazier d’In Ameinas en Algérie, réclamant notamment «l’arrêt de l’agression» au Mali, dans un communiqué publié par le site mauritanien Alakhbar, qui publie régulièrement les communiqués de djihadistes.

«Nous annonçons avoir réussi une attaque de taille en réaction à (…) la croisade menée par les forces françaises au Mali», selon le communiqué, qui évoque 40 otages étrangers, dont 7 Américains et 2 Britanniques et réclame «l’arrêt de l’agression» au Mali.

15h07 (20h07)

Outre les 41 otages étrangers, cent cinquante employés algériens d’une filiale de la société CIS Catering sont retenus sur le site gazier d’In Amenas du consortium BP dans l’est de l’Algérie, a déclaré le PDG de la société, Régis Arnoux.

Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur Daho Ould Kablia qui parlait à la télévision algérienne, prétend que le groupe terroriste qui a attaqué le site pétrolier ne serait pas venu du Mali, mais serait issu de la région.

La déclaration du ministre de l’Intérieur algérien:

14h00 (19h00)

Alors qu’il présentait ses voeux aux députés et sénateurs, le président de la France, François Hollande, a annoncé que l’intervention armée française au Mali ne «durera(it) pas plus de 4 mois».

12h00 (17h00)

Les groupes islamistes armés utilisent des enfants soldats et «les populations comme boucliers» dans les zones qu’ils investissent, affirme un responsable de l’armée malienne, raportte le Nouvel Observateur, citant un responsable militaire malien qui aurait fait cette déclaration sous le couvert de l’anonymat.

11h50 (16h50)

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) ouvre une enquête sur les crimes de guerre présumés commis depuis janvier 2012 sur le territoire du Mali.

11h45 (16h45)

Le Tchad annonce l’envoi d’un contingent de soldats sans préciser le nombre de militaires.

Le colonel Michel Goya, directeur d’études à l’Institut de Recherche Stratégique de Paris, explique l’offensive:

10h17 (15h17)

Deux étrangers, dont un Britannique, ont été tués dans l’attaque du site gazier d’In Ameinas, à 1300 km d’Alger, dans l’est de l’Algérie, menée mercredi par des islamistes venus du Mali, rapporte l’AFP.

Le ministère algérien de l’Intérieur avait auparavant annoncé un mort étranger, six blessés dont deux étrangers et plusieurs personnes prises en otages par un «groupe terroriste» non identifié.

Mais, selon le porte-parole du groupe qui a mené l’attaque, ce sont 41 personnes de nationalité américaine, britannique, française et japonaise que les islamistes auraient pris en otage en représailles à l’intervention militaire française au Mali. Il y aurait aussi un Norvégien et un irlandais.

Alger aurait envoyé l’armée.

9h00 ( 14h00)

Le premier ministre français Jean Marc Ayrault précise, lors du débat parlementaire sur l’intervention française au Mali:

«Notre intervention durera le temps nécessaire.», ajoutant que «les efforts se concentrent d’une part sur l’aide aux forces armées maliennes et d’autres part sur les actions aériennes contre les bases arrières des terroristes.»

Jean-François Copé, président de l’UMP, déclare que la principale force d’opposition du pays soutient l’intervention mais ajoute «Nous sommes extrêmement préoccupés de voir que la France est aussi isolée […] notre pays est seul au front.»

6h15 (11h15): Combats au corps à corps entre soldats français et islamistes à Diabali: des combats au corps à corps opposent maintenant les soldats français des forces spéciales et les combattants islamistes à Diabali, à 400 km au nord de Bamako.

5h15 (10h15): Berlin met deux avions de transport à disposition de la Cédéao

«L’Allemagne va participer (…) avec un soutien logistique», soit «la mise à disposition d’appareils de transport de type Transall», à l’opération franco-malienne, déclare le ministre de la Défense Thomas de Maizière précisant qu’il s’agit de «deux avions».

5h15 (10h15): Prise d’otages en Algérie, par des islamistes venus du Mali

Le groupe pétrolier britannique BP confirme qu’un «incident dans le domaine de la sécurité», sur le site d’In Amenas en Algérie; il s’agirait, en fait, d’une attaque et d’une prise d’otages de plusieurs employés par des islamistes venus du Mali.

5h10 (10h10): Les Français sécurisent un pont stratégique sur le fleuve Niger

Le pont se situe sur le fleuve Niger à Markala, près de la ville de Ségou, situé à 120 km au nord-est de Bamako. Les combattants islamistes armés se trouvent à environ 80 km au nord de Markala.

5h00 (10h00): Les troupes françaises se déploient autour de la ville de Niono

Les forces françaises ont sécurisé Niono, localité voisine de Diabali, dans l’ouest, pour arrêter l’avance des islamistes vers Ségou, pendant que l’armée malienne sécurise la zone frontière avec la Mauritanie. Les islamistes sont maintenant enceclés.

5h00 (10h00): Les chasseurs français ont frappé le siège de la police islamique à Niafunké, près de Tombouctou.

4h00 (9h00): Les troupes terrestres françaises arrivent près de Ségou

Selon le correspondant de France 24 au Mali, les forces terrestres en route vers le nord du Mali seraient arrivées près de la ville de Ségou, à mi-chemin entre Bamako et Mopti.

20h (1h00): Les djihadistes contrôlaient toujours la ville de Konna

Un porte-parole d’Ansar Dine confirmait dans une vidéo que les islamistes contrôlent toujours la ville de Konna, dans le centre du Mali, dont ils s’étaient emparés le 10 janvier, déclenchant l’intervention de l’armée française.

Offensive terrestre de l’Armée française au Mali

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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