Jour 7 de l’intervention au Mali: assaut pour libérer les otages d’In Amenas

0
Le site gazier d'In Amenas, en Algérie (Photo: BP Petroleum)
Le site gazier d’In Amenas, en Algérie (Photo: BP Petroleum)

Les combats se poursuivent en ce 7e jour de l’intervention française au Mali alors que le conflit s’est internationalisé hier, mercredi 16 janvier, avec la prise de près  de 200 otages sur un site gazier en Algérie, dont 40 étrangers et environ 150 Algériens, par un groupe terroriste qui réclame la fin de l’intervention au Mali et, qu’au même moment, se réunissaient à Bruxelles les  ministres européens des Affaires étrangères en présence de leur homologue malien.

En heure de Montréal et, entre parenthèses, en heure de Bamako:

17h30 (22h30)

Retour à la prise d’otages à In Amenas: finalement selon l’agence nationale algérienne APS, l’assaut mené par les forces spéciales de l’armée algérienne pour libérer les otages sur le site gazier n’est pas terminé. Seul « le site de vie », où se trouve la majorité des otages, est neutralisé

17h22 (22h22)

L’ORTM (la télévision malienne) annonce que la ville de Konna (dont la prise par les rebelles islamistes avait été le déclencheur de l’intervention française) est libérée.

17h05 (22h05)

Le combats au Mali se rapproche de Bamako, rapporte le correspondant du Guardian dans la capitale malienne.

Alors même que les forces françaises pilonnent les bastions islamistes au nord, Banamba, une ville à seulement 90 miles (145km) de Bamako, a été mis en état d’alerte après que des djihadistes eurent été vus dans la région. L’armée malienne a déclaré avoir déployé 100 soldats dans la ville, et des renforts sont en route.

16h00 (21h00)

Les premiers chiffres de l’agence britannique Reuters sur le bilan de la prise d’otages en Algérie:

• 11 militants  islamistes tués
• parmi les morts: 3 Egyptians, 2 Algerians
• et 30 otages tués, dont 7 étrangers

Parmi les 30 otages tués, il y auraient 8 Algériens, 2 Japonais, 2 Britanniques et 1 Français

15h52 (20h52)

La crise des otages sur le site gazier d’In Amenas en Algérie a amené la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton à ordonner un examen de la sécurité des diplomates américains, des entreprises et des citoyens à travers tout le Maghreb et l’Afrique du Nord,  déclaré jeudi la porte-parole du Département d’État Victoria Nuland.

«Cela vaut non seulement pour la sécurité américaine officielle, mais aussi pour les citoyens américains et les entreprises américaines »,a-t-elle ajouté.

15h45 (20h45)

Dans l’affaire de la prise d’otages à In Amenas, la journaliste d’ABC Martha Raddatz, citant un responsable de l’administration américaine, parle de 10 otages américains, dont trois auraient été libérés.

15h19 (20h19)

Des médias locaux africains, citant des sources militaires maliennes, affirment qu’un important renfort militaire, humain et logistique aurait été apporté aux combattants de Diabaly et ce depuis Kidal au nord du Mali, le plan des islamistes semblant consister à entraîner les forces de l’opération Serval dans un schéma de type guérilla avec son lot d’exactions civiles. L’armée française, quant à elle, préparerait son offensive au sol sur la ville.

15h00 (20h00)

Le service de presse officielle algérien (APS) rapporte que l’opération militaire sur le site gazier est terminée.

Plus tôt aujourd’hui, certaines sources avaient affirmé que l’opération était terminée, mais ces rapports ont ensuite été démentis par le ministre de la Communication, qui a dit des opérations militaires étaient en cours, le service de presse algérienne n’avait pas, à ce moment là, déclaré la fin des hostilités.

Aucun bilan officiel n’a été fourni, le ministre algérien de la Communication Mohamed Said se contentant de faire état d’un « nombre important d’otages libérés et malheureusement quelques morts et blessés. »

13h00 (18h00)

Les ministres des Affaires étrangères réunis à Bruxelles ce jeudi 17 janvier ont décidé d’accélérer le déploiement de la mission de formation militaire au Mali (EUTM Mali), qui fournira une formation et des conseils aux forces maliennes afin de les aider à restaurer l’intégrité territoriale du pays

Ils ont nommé le général de brigade français François Lecointre commandant de la mission. La première équipe technique pour cette mission va commencer ses travaux préparatoires au Mali dans les prochains jours.

Le Conseil a également examiné d’autres éventuelles actions de l’UE en faveur du Mali, comme l’aide financière et logistique pour le déploiement de la Mission africaine de soutien au Mali et d’autres soutiens directs au gouvernement malien pour l’aider à faire face à la situation. € 50 millions ( 65 millions $) seront seront pour le déploiement de la Mission africaine.

12h45 (17h45)

Un premier contingent de 80 soldats a quitté ce jeudi 17 janvier le Nigeria pour se joindre à  la Force internationale de soutien au Mali (Misma). Le Nigeria s’est engagé à envoyer 900 soldats au total. Les soldats ont quitté l’aéroport de Kaduna (Nord) à bord d’un avion cargo qui transportait également des camions militaires, des armes et des munitions. 80 autres devraient partir demain.

12h55 (17h55)

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, aurait refusé d’évoquer la «situation extrêmement dramatique » en cours en Algérie, estimant que «les informations sont contradictoires»,rapporte le quotidien britannique The Guardian.

12h44 (17h 44)

D’après la chaîne saoudienne Al Arabiya, les opérations militaires en vue de libérer les otages du site gazier d’In Amenas seraient terminées, mais, peu après cette annonce par Al Arabiya, le ministre algérien de la Communication, Mohamed Said, a déclaré à la télévision algérienne que l’opération se poursuivaient et que les djihadistes tentaient de s,enfuir avec les otages.

Les Algériens contestent aussi les informations de l’agence mauritanienne d’information, en contact avec les militants responsables de la prise d’otages, qui font état de dizaines de morts parmi les otages.

12h30 (17h30)

Washington, Londres,Tokyo et, dans une moindre mesure, Paris ont critiqué l’intervention algérienne :

Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a demandé à son homologue algérien de faire cesser l’opération militaire, et a exprimé « sa profonde préoccupation.»

Le bureau de Barack Obama s’est dit « inquiet au sujet des informations sur des pertes en vies»humaines lors de cette opération. « Nous essayons d’obtenir des éclaircissements de la part du gouvernement algérien», a précisé la Maison Blanche.

Le premier ministre britannique David Cameron a affirmé à son homologue algérien qu’il aurait souhaité être prévenu avant l’assaut, a fait savoir Downing Street. Il s’est dit «extrêmement inquiet.»

Et François Hollande a déclaré que la prise d’otages semble «se dénouer dans des conditions dramatiques.»

11h16 (16h16 )

Les Européens ont lancé ce jeudi 17 janvier une mission de soutien à l’armée malienne et se sont engagés sur de nouveaux moyens d’aide à Bamako, serrant ainsi les rangs derrière la France dont ils ont salué le rôle précurseur, rapporte l’AFP.

Réunis à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères des 27 ont unanimement décidé d’accélérer le déploiement des 450 Européens de la mission EUTM qui ambitionne de remettre sur pied l’armée malienne. «Sa reconstruction est urgente», ont-ils estimé dans les conclusions de leurs travaux.

11h00 (16h00)

Une centaine de soldats togolais ont quitté Lomé jeudi après-midi pour Bamako pour se joindre à la Force internationale de soutien au Mali (Misma), chargée d’aider le Mali à combattre les islamistes armés, rapporte l’AFP. D’autres vagues devraient suivre, le Togo s’étant engagé à envoyer 500 soldats au total.

10h54 (15h54)

L’armée algérienne a donné une deuxième fois ce jeudi 17 janvier l’assaut au complexe gazier où sont détenus les derniers otages occidentaux encore en vie après une première opération de l’armée, a annoncé un porte-parole du groupe islamiste responsable de la prise d’otages à l’agence l’agence mauritanienne Nouakchott information (ANI).

« Des avions de combat et des unités au sol ont entamé une tentative de prendre de force le complexe», a déclaré le porte-parole, qui a menacé de «tuer tous les otages si les forces algériennes parviennent à entrer dans le complexe», et des hélicoptères de l’armée algérienne ont ouvert le feu sur le complexe où sont détenus les otages.

Ce porte-parole, en contact avec l’agence mauritanienne d’information, avait affirmé auparavant  que 34 otages étrangers détenus sur le complexe avaient été tués et que sept autres étaient encore en vie après un premier raid de l’armée algérienne.

10h41 (15h41)

L’agence nationale algérienne APS annonce que  l’armée algérienne a libéré jeudi 600 otages algériens détenus sur un site gazier du sud algérien lors d’une opération contre les islamistes armés qui retenaient également depuis mercredi des dizaines d’Occidentaux. L’attaque aurait toutefois fait une cinquantaine de mort, selon un militant islamiste cité par l’AFP.

Ces 600 travailleurs du site gazier de Tiguentourine, à 40 km d’In Amenas, à quelque 1 300 km au sud-est d’Alger, ont été récupérés par des hélicoptères de l’armée qui survolaient le site gazier, selon l’agence de presse algérienne.

La situation est confuse et évolue d’heure en heure:

9h 35 (14h35)

«Sans la France, il n’y aurait plus de Mali», déclare le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, depuis Bruxelles où il participe à une réunion ministérielle.

«Tous les Européens ont salué l’action de la France» ajoute-t-il.

« Les Français ne sont pas seuls, ils sont les précurseurs» assure le ministre, qui a répété que l’intervention de la France, lancée vendredi dernier, était « nécessaire, urgente ». Il fallait « stopper les terroristes », car sinon ils auraient pris Bamako et le Mali « serait devenu un Etat terroriste» a-t-il expliqué.

« Il y a une unanimité en Europe» sur le bien fondé de l’action française, a conclu M. Fabius.

9h23 (14h23)

L’Agence Nuakchott Information annonce qu’il y a deux Américains, trois Belges, un Japonais et un Britannique parmi les otages détenus sur le site gazier d’In Amenas.

8h21 (13h21)

L’armée algérienne a bombardé ce jeudi 17 janvier le site gazier algérien où un groupe islamiste retient de nombreux otages, parmi lesquels des dizaines d’Occidentaux, rapporte l’agence mauritanienne en ligne Nouakchott information (ANI).

34 otages et 15 de leurs ravisseurs auraient été tués dans un bombardement rapporte l’agence mauritanienne Nuakchott mais la nouvelle n’a pu être confirmée par d’autres sources.

8h00 (13h00)

Des 150 employés algériens d’une filiale de la société CIS Catering, un groupe français de logistique, qui sont retenus sur le site du consortium BP à In Amenas, des Algériens ont été libérés mercredi par petits groupes et d’autres, une trentaine, ont réussi à s’échapper.

Le président français François Hollande a confirmé pour sa part la présence de ressortissants français parmi les otages, et le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, en visite à Rome, avait confirmé hier la présence d’Américains, sans en préciser le nombreé et

Les ravisseurs, qui se présentent comme les «Signataires par le sang», sont menés par l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, un ancien chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et disent agir en représailles «à la croisade menée par les forces françaises au Mali» et exigent «l’arrêt de cette agression».

6h25 (11h25)

Les premiers soldats des 2 000 que le Tchad envoie dans la bataille ont quitté N’Djamena ce jeui 17 janvier matin.

5h35 (10h35)

Au Mali, Paris a annoncé ce jeudi 17 janvier renforcer son dispositif : 1 400 militaires français et des hélicoptères decombat sont maintenant sur le terrain.

4h15 (9h15)

Un nouvel accrochage a opposé dans la nuit de mercredi à jeudi des soldats maliens et français à des islamistes armés à une 20 km de Konna (centre) rapporte l’AFP. La bataille pour le contrôle de la zone de Konna n‘est pas terminée. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait reconnu que Konna n’avait pas encore été reprise par l’armée malienne, contrairement à ce qu’il affirmait plus tôt.

Par ailleurs, plusieurs quartiers de Diabali (ouest), où des combats auraient opposé mercredi des membres des forces spéciales françaises à des combattants islamistes, restaient encore aux mains des djihadistes et de nouveaux raids aériens de l’aviation française étaient attendus pour aider à les chasser définitivement.

À Bamako, l’arrivée d’un premier contingent nigérian de la force d’intervention ouest-africaine au Mali est attendue jeudi.

Quelque 2 000 soldats de la Misma (Force internationale de soutien au Mali) doivent être déployés d’ici le 26 janvier à Bamako, ont décidé en réunion les chefs d‘état-major de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Les commentaires sont fermés.