L’armée de terre prend la mer à bord du NCSM Regina

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L’armée de terre n’a pas le mal de mer: quatre artilleurs membres du Régiment royal de l’Artillerie canadienne sont actuellement déployés… à bord du NCSM Regina, en mer d’Arabie.

Les quatre membres de la 128e Batterie de défense antiaérienne, 4e Régiment d’artillerie antiaérienne de l’Artillerie royale canadienne, de Gagetown (Nouveau-Brunswick) constituent la deuxième troupe UAV (véhicule aérien sans pilote) embarquée. Les artilleurs sont montés à bord du NCSM Regina à destination de la mer d’Arabie dans le cadre de la Rotation 1 de l’opération Artemis.

Le premier UAV embarqué avait été déployé à la fin de 2011 à bord du NCSM Charlottetown, qui a participé à l’opération Metric dans la mer Méditerranée avant de se rendre dans la mer d’Arabie en avril 2012 pour la première rotation de l’opération Artemis.

Un navire de guerre au beau milieu de l’océan, est un lieu de travail plutôt inhabituel pour des soldats de l’armée de terre, tellement inhabituel en fait, que le phénomène a fait l’objet ce mois-ci, d’un article signé par le superviseur de contrôle des sonars du NCSM Regina, le maître 2e classe Breland, sur le site du Commandement des opérations interarmées du Canada.

Ces artilleurs de l’armée de terre qui se doivent maintenant d’avoir le pied marins sont le sergent Pete Sova, le Bombardier Levi Sheppard, le bombardier Kendall Hartjes et le bombardier Justin Kovacs.

Ils sont chargés de faire fonctionner l’UAV ScanEagle du navire, en collaboration avec les membres d’équipage de l’hélicoptère CH-124 Sea King, pour assurer la surveillance et la reconnaissance aérienne de la zone de responsabilité du navire.

Les artilleurs ayant toujours travaillé sur la terre ferme, ils ont eu quelques défis de taille pour intégrer l’UAV aux opérations du navire, mais, soulignent le texte du maître 2e classe Breland, ils n’ont pas eu le mal de mer, rapporte le texte du maître 2e classe Breland. «En tout cas, pas encore», a déclaré le bombardier Sheppard. Pour sa part, le bombardier Hartjes, estime que la vie en mer contraste fortement avec leur environnement de travail traditionnel, «mais les ports sont fantastiques, surtout Hawaï.»

Si on compare avec les opérations menées en Afghanistan, explique quant à lui le sergent Sova, « nous devons relever des défis semblables en ce sens qu’il y aura toujours différentes variables, par exemple, les objectifs de la mission. Cependant, en mer, il faut tenir compte de nombreuses autres variables. Étant donné que nous ne demeurons jamais à la même place, les paramètres dans lesquels nous employons l’UAV changent — qu’il s’agisse de la météo, de l’état de la mer ou des règlements régissant les eaux internationales.»

En outre, n’étant que la deuxième troupe UAV affectée à bord d’un navire de guerre dans l’histoire de la marine canadienne canadien, l’équipe fait oeuvre de pionnier et doit d’élaborer des procédures et des tactiques pour l’emploi de l’UAV ScanEagle dans un environnement maritime.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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