Le Canada va prendre la tête du Conseil de l’Arctique en mai

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Les militaires des Forces canadiennes s'entraînent régulièrement dans l'Arctique afin d'affirmer la souveraineté du pays sur ce territoire (Photo: Nicolas Laffont)
Les militaires des Forces canadiennes s’entraînent régulièrement dans l’Arctique afin d’affirmer la souveraineté du pays sur ce territoire (Photo: Nicolas Laffont)

C’est le Canada qui présidera le Conseil de l’Arctique dans les deux années à compter de mai prochain et sera encore plus à même de promouvoir le développement de l’Arctique et de défendre les politiques canadiennes en la matière.

Le Conseil de l’Arctique, créé à Ottawa en 1996, demeure aux dires du ministère canadien des Affaires étrangères, la principale instance internationale pour la promotion de notre politique étrangère pour l’Arctique et des intérêts canadiens.

La stratégie canadienne  globale pour le Nord  comprend quatre domaines prioritaires :

  • Exercer notre souveraineté dans l’Arctique
  • Protéger notre patrimoine naturel
  • Promouvoir le développement social et économique
  • Améliorer et décentraliser la gouvernance dans le Nord

Le Conseil de l’Arctique, dit le ministère canadien des Affaires étrangères sur son site, est une instance intergouvernementale de haut niveau, qui fonctionne par consensus pour promouvoir les aspects environnementaux, économiques et sociaux du développement durable dans la région de l’Arctique.

Le Conseil de l’Arctique réunit les huit États de l’Arctique : le Canada, le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Fédération de Russie, la Suède et les États-Unis.

En outre, se retrouvent aussi au Conseil six organisations internationales de peuples autochtones à titre de participants permanents.

Le Canada a été le premier État à présider le Conseil de l’Arctique, de 1996 à 1998. La présidence du Conseil est transférée parmi ses membres par rotation aux deux ans. La Suède a succédé au Danemark en 2001 à la présidence du Conseil, qui reviendra maintenant au Canada en 2013.

Les  travaux du Conseil de l’Arctique sont exécutés par six groupes de travail spécialisés dans des domaines comme la surveillance, l’évaluation et la prévention de la pollution dans l’Arctique, le changement climatique, la conservation de la biodiversité et l’exploitation durable, la prévention et les préparatifs d’urgence, et les conditions de vie des résidents de l’Arctique.

Plusieurs dossiers particulièrement chauds (sans jeu de mots) devront y être discutés lors de ces deux années de présidence canadienne du Conseil : le réchauffement de la planète, un traité sur la prévention des déversements de pétrole, la réglementation des pêcheries dans l’Arctique et la navigation en hausse dans les eaux nordiques, alors que le niveau des glaces est à la baisse.

Simple forum de recherche et un lieu d’échanges diplomatiques au départ, le Conseil est devenu avec le temps une organisation négociant des traités internationaux contraignants, comme le traité de 2011 sur les opérations de sauvetage dans l’Arctique.

Le Canada présidera donc un Conseil de l’Arctique plus important que jamais alors que, avec l’accélération du réchauffement climatique, les prédictions doivent être actualisées et que tous les dossiers sont urgents.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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