La Force opérationnelle Northwood, une autre facette de la lutte contre les pirates

Un groupe d’officiers de marine parle de pêche et d’autres activités menées normalement dans la zone à risque élevé. Deuxième à partir de la gauche: gauche à droite, le capitaine Nicholas Smith, commandant de la Force opérationnelle Northwood (Photo NATO Shipping Centre 1 par : Mark Rawlings, Carillion Defence)

Le lieutenant de vaisseau Clark Northey, de la Force opérationnelle Northwood, en plein travail en compagnie du sergentTom Stingwell de la Royal Air Force, au Centre OTAN de la navigation commerciale. (Photo NATO Shipping Centre 2 par : Mark Rawlings, Carillion Defence)

Avec la Force opérationnelle Northwood, les Forces canadiennes fournissent ainsi environ 30 pour cent du personnel du Centre OTAN de la navigation commerciale, le NSC, jouant ainsi un rôle important lorsqu’il s’agit d’assurer la communication et la coopération entre les autorités militaires et les capitaines des navires marchands menacés par les pirates.

La Force opérationnelle Northwood, est un groupe de spécialistes de la Marine royale canadienne intégrée depuis mai 2012 à l’opération Artemis, la participation actuelle des Forces canadiennes aux opérations de sécurité maritime et de lutte contre le terrorisme dans la mer d’Arabie.

Le groupe en entier est déployé au Royaume-Uni, au Centre OTAN de la navigation commerciale, qui fait partie du quartier général du commandement de composante maritime, situé à Northwood, en Angleterre.

La Force opérationnelle à Northwood prend part aux efforts multinationaux visant à assurer la protection des mouvements de la marine marchande dans les eaux au large de la Corne de l’Afrique, dans le golfe d’Aden et dans l’océan Indien. Parmi ces efforts, citons :

Son rôle est multiple:

  • La liaison entre l’OTAN, les forces navales de l’Union européenne et multinationales et l’industrie internationale du transport;
  • Le maintien à jour d’un schéma de la marine marchande dans la région;
  • La prestation de conseils et de directives à la communauté de la marine marchande;
  • Les interventions en réaction aux actes de piraterie lorsqu’ils se produisent;
  • L’éducation visant l’industrie de la marine marchande en vue d’encourager les pratiques de gestion qui découragent la piraterie.

Intégré au Quartier général du Commandement de la Composante maritime de l’OTAN, à Northwood, le NSC, le Centre OTAN de la navigation commerciale, est quant à lui le lien principal entre les forces navales de l’OTAN et l’industrie internationale du transport maritime. La plupart des communications du NSC se concentrent sur la zone à risque élevé où les actes de piraterie se produisent le plus souvent, y compris les eaux entourant la Corne de l’Afrique, le golfe d’Aden, le nord de la mer d’Arabie et le quadrant nord-ouest de l’océan Indien.

L’étendue de la zone à risque élevé correspond à peu près à la moitié de la superficie du Canada, et que seulement quelques navires de guerre sont disponibles pour combattre la piraterie dans la région.

Le NSC dirige les travaux de l’OTAN en vue d’appuyer la communauté de la navigation commerciale en relevant les risques pour le commerce maritime dans la région et en les atténuant, en collaboration avec les Forces maritimes multinationales.

Les diverses organisations qui luttent ainsi contre la piraterie ont recours à une méthode appelée « voir et éviter » afin de dissuader les terroristes et de perturber leurs activités. « La technique « voir et éviter » est utilisée pour empêcher les navires marchands de se trouver sur la route des navires pirates naviguant dans la zone à risque élevé.

Dernièrement, le NSC a aussi entrepris de rédiger des guides permettant de reconnaître les boutres et les bateaux de pêche. Ainsi, les navigateurs comprendront mieux les habitudes de vie normales dans la région, ce qui les rassurera et leur permettra de mieux identifier les vaiseaux pirates.

En plus de diffuser les rapports sur les attaques de pirates, le Centre OTAN de la navigation commerciale émet des avertissements à l’intention des navires naviguant dans les zones à risque.

Par exemple, grâce à la rapidité d’intervention du NSC, le navire de transport amphibie hollandais HMNLS Rotterdam a pu en octobre 2012 appréhender sept pirates. La veille, après avoir été informé par le capitaine d’un navire de pêche européen qu’une attaque de pirates avait eu lieu dans ce secteur, le NSC avait émis des avertissements à l’intention des navires naviguant au large de la côte de la Somalie, qui ont été relayés par le Bureau des opérations de navigation commerciale du Royaume-Uni à Dubaï.