Le lancement du satellite militaire canadien Sapphire encore reporté

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Représentation artistique du satellite Sapphire (MDN)
Représentation artistique du satellite Sapphire (MDN)

Le lancement de plusieurs importants satellites canadiens a de nouveau été retardé. Prévu à l’origine pour le 12-12-12, le 12 décembre 2012, puis reporté au 12 janvier 2013, le lancement a maintenant été reporté à la mi-février, annonce l’Indian Space Research Organisation, l’ISRO, chargée du lancement.

Au cours d’un test « thermo- vacuum », un problème est apparu avec la charge utile principale pour ce lancement, le satellite franco-indien SARAL. Les satellites canadiens font partie quant à eux d’une charge utile secondaire.

Le ministre de la Défense Peter MacKay avait annoncé, le 18 octobre, que le premier satellite militaire canadien Sapphire serait lancé en décembre depuis l’Inde. Avec près de quatre ans de retard sur le calendrier initial, le lanceur indien Polar Satellite Launch Vehicle devait ainsi effectuer son vol C20 le 12 décembre 2012, avant qu’il ne soit reporté à deux reprises.

À son bord, PSLV-C20 doit transporter quatre satellites canadiens: CanX-3A et CanX-3B, NEOSSat et Sapphire, construits par l’Institut universitaire de Toronto de recherche aérospatiale du Laboratoire d’études spatiales. CanX-3A et CanX-3B auront pour mission d’observer les étoiles les plus grosses et les plus brillantes du ciel.

Construit par Microsat Systems Canada Inc., NEOSSat sera quant à lui le premier télescope spatial au monde à détecter et à suivre les astéroïdes et les satellites.

Enfin, Sapphire est le premier satellite militaire canadien dédié et il mettra à niveau les capacités du Canada en matière de surveillance de l’espace. Faisant partie du réseau de surveillance spatiale des États-Unis, Sapphire permettra aux Forces canadiennes d’assurer la sécurité et la souveraineté du Canada dans l’espace. Une entente signée à Ottawa le 4 mai 2012 prévoit que les données recueillies par le satellite Sapphire seront relayées sur le réseau de surveillance spatiale des États-Unis, ce qui aidera les deux pays à mieux détecter les débris orbitaux afin d’éviter qu’ils entrent en collision avec la Station spatiale internationale ou des satellites.

Décidément, 12-12-12, c’est pas la fin du monde, mais ça n’aura pas été la bonne date pour ce lancement!

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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