Le ministère de la Défense pourrait facturer à la prochaine catastrophe (MàJ)

0
Si la Défense l'avait facturé, l'assistance aux sinistrés des inondations de 2011 aurait coûté 3,9 millions $ au Québec. (Photo: Sgt Norm McLean, Caméra de combat des Forces canadiennes, © 2011 DND-MDN Canada)
Si la Défense l’avait facturé, l’assistance aux sinistrés des inondations de 2011 aurait coûté 3,9 millions $ au Québec. (Photo: Sgt Norm McLean, Caméra de combat des Forces canadiennes, © 2011 DND-MDN Canada)

Mise à Jour, 11/01/13

Suite aux articles dans les médias sur les mesures de recouvrement des frais pour les secours en cas de catastrophe offerts par le ministère de la Défense nationale, le ministre de la Défense Peter MacKay a fait cette mise au point le jeudi 10 janvier:

« Je souligne deux points. Premièrement, la politique du ministère de la Défense nationale en matière de recouvrement des frais n’a pas été modifiée; et deuxièmement, la politique s’applique uniquement au recouvrement des frais auprès d’un autre ministère fédéral,  comme celui de la Sécurité publique, lorsqu’il demande que le ministère de la Défense nationale /les Forces armées canadiennes prêtent leur aide à une province, à une municipalité, ou à une autre entité admissible. Les décisions concernant le recouvrement des frais auprès d’un autre ministère fédéral sont prises au cas par cas. »

En juillet dernier, la Défense nationale a adopté de nouvelles mesures pour combler (en partie) les compressions budgétaires. Parmi celles qui font le plus parler: la facturation des services aux villes et provinces.

Lors de la crise du verglas de 1998, la facture pour le gouvernement québécois aurait été de 44 millions $.

Pour les inondations de 2011 en Montérégie, la facture aurait été de près de 4 millions $.

Attention cependant, seuls les coûts supplémentaires dus en raison d’une opération seront facturés et non les salaires par exemple que l’armée aurait déboursées de toute façon.

Ainsi, la Défense évalue ainsi que l’opération Lotus, qui a consisté à porter assistance aux sinistrés des inondations de 2011, lui a coûté 23,3 millions $, mais que Québec n’aurait eu une facture que de 3,9 millions.

En collaboration avec le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec, quelque 550 membres de la Force opérationnelle terrestre, basée à Valcartier, et environ 100 réservistes du Groupement tactique territorial, basé à Montréal, étaient alors affectés dans les régions touchées.

Si les villes et les provinces pourraient y réfléchir à deux fois avant de demander l’aide de l’armée (la sécurité publique est de compétence provinciale et non fédérale), les effets positifs qu’ont eu les interventions de l’armée lors de catastrophes pourraient disparaître.

Depuis la crise d’Oka en 1990, les Forces canadiennes avaient en effet commencées à redorer leur blason auprès des Québécoises et Québécois. Le déluge du Saguenay, la crise du verglas et les inondations en Montérégie ont permis aux Forces de montrer ce qu’elles savent faire, à la maison.

En avril 2012, le brigadier-général Richard Giguère, commandant du Secteur du Québec de la Force terrestre et de la Force opérationnelle interarmées de l’Est, nous avait précisé que la priorité numéro une des Forces canadiennes restait l’appui aux autorités civiles du pays. «Lorsqu’il y a une catastrophe naturelle, comme les inondations en Montérégie de 2011, nous sommes là pour répondre aux appels des autorités civiles et aider la population.»

À lire aussi:

Forces canadiennes: un aperçu de l’avenir >>

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

Les commentaires sont fermés.