Les Israéliennes n’ont pas attendu le 24 janvier pour prendre part au combat

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Le jeudi 24 janvier, le secrétaire à la Défense Leon Panetta a annoncé que l’armée américaine levait officiellement l’interdiction faite aux femmes de prendre part aux combats. Mais les Israéliennes n’ont pas eu quant à elles à attendre le 24 janvier pour devenir des combattantes redoutables.

Dans l’Armée israélienne, les femmes, exclues du combat jusqu’en 2000, servaient généralement dans des postes administratifs ou techniques et une minorité seulement dans des rôles de combat, mais Tsahal fait maintenant une place de plus en plus grande au femmes.

Après bien des années de défis, on retrouve même aujourd’hui au sein des Forces israéliennes le célèbre bataillon mixte Caracal (du nom d’un petit félin au museau et aux oreilles de couleur noire) où 60 % des soldats sont des femmes.

Récemment encore, l’agence de presse Reuters a publié un reportage sur les combattantes et les guetteuses déployées à la frontière égyptienne. Dans ce reportage, la journaliste Sonya Hepinstall y décrit des combattantes professionnelles et entraînées et parle même des atouts et des qualités qui font d’elles de meilleures recrues que leurs camarades de sexe opposé.

Plus attentives et plus vigilantes que leurs collègues masculins, les Forces israéliennes ne sauraient plus se passer d’elles pour la collecte de renseignement sur le terrain. Elles constituent 55% des forces de collecte de renseignements, contre 33% de l’ensemble des forces israéliennes. Il y a, aujourd’hui, des milliers de femmes qui surveillent les frontières d’Israël.

Pour Richard Kemp, un colonel britannique à la retraite et vétéran des guerres en Irak et en Afghanistan, interrogé dans le reportage de l’agence britannique, la prépondérance des femmes israéliennes dans le secteur du renseignement militaire n’a d’ailleurs aucun équivalent dans le monde occidental.

Lire l’article de Reuters >>

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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