Lockheed remplacera sans frais les pièces contrefaites des nouveaux Hercules canadiens

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L’adjudant-maître James Jeckell, arrimeur du 426e Escadron d’entraînement au transport (426 EET), avant le démarrage du nouvel avion de transport tactique CC130J Super Hercules de Lockheed Martin à la base aérienne Dobbins, à Marietta, en Géorgie, en 2010 (Photo: sergent Frank Hudec, équipe de la Réserve de Caméra de combat des Forces canadiennes)
L’adjudant-maître James Jeckell, arrimeur du 426e Escadron d’entraînement au transport (426 EET), avant le démarrage du nouvel avion de transport tactique CC130J Super Hercules de Lockheed Martin à la base aérienne Dobbins, à Marietta, en Géorgie, en 2010 (Photo: sergent Frank Hudec, équipe de la Réserve de Caméra de combat des Forces canadiennes)

Lockheed Martin s’est engagé maintenant à ce que toutes les pièces des nouveaux appareils de transport C-130J des Forces canadiennes soient inspectées puis testées et que toutes les composantes non-conformes soient alors retirées pendant les périodes de maintenance à venir, et ce, sans frais pour le Canada.

C’est une enquête de CBC News qui avait déclenché la controverse. Cette enquête avait révélé que les puces électroniques fabriquées en Chine et qu’on retrouvait dans les nouveaux Hercules canadiens pourraient affecter les écrans et que les pilotes pourraient se retrouver avec des tableaux de bord défectueux en plein milieu d’un vol. Le reportage de la télévision publique canadienne affirmait aussi que ministère était au courant du problème des pièces contrefaites au moins depuis le mois de juillet 2012. L’équipe de CBC News ajoutait que l’ancien ministre adjoint à la Défense, Julian Fantino, avait pourtant nié publiquement au printemps dernier qu’il y ait de pareilles pièces contrefaites dans les avions canadiens.

Chez nos voisins du Sud, le comité du Sénat américain sur les services armés avait conclu l’an dernier, au terme d’une enquête de 14 mois, que l’utilisation de puces contrefaites, souvent défectueuses, pouvaient éventuellement avoir des «conséquences catastrophiques». La défaillance de ces pièces pourrait contraindre, par exemple, les pilotes à se diriger à l’aveuglette, sans informations sur l’altitude, la vitesse, l’emplacement, le niveau de carburant ou les performances du moteur.

Le ministère de la Défense nationale prétendait, quant à lui, que des pièces contrefaites, dans les postes de pilotage des nouveaux appareils de transport C-130J Hercules des Forces canadiennes ne représentent pas un danger pour la sécurité en vol. Un porte-parole du ministère canadien de la Défense a aussi dit que Lockheed Martin, le constructeur américain du Hercules, n’avait pas signalé de défaillances de ce genre d’appareils électroniques du cockpit pour aucun de ses avions.

Quoiqu’il en soit, danger ou pas, elles seront maintenant remplacées.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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