Mali: Baird organise une rencontre diplomatique à Ottawa, mais Robert Fowler veut plus

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Le ministre John Baird rencontre des journalistes (Photo: AECIC)
Le ministre John Baird rencontre des journalistes (Photo: AECIC)

Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, accueille ce mercredi après-midi, les ambassadeurs de la France, du Mali et du bloc économique de l’Afrique de l’Ouest pour des discussions à Ottawa sur les combats sévissant au Mali.

Une rencontre pour écouter…

M. Baird va recevoir en milieu d’après-midi l’ambassadrice malienne Traore Ami Diallo, l’ambassadeur français Philippe Zeller et l’envoyé de la Côte d’Ivoire Goran Kouame. Ce dernier pays occupe actuellement la présidence rotative de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Une source, souhaitant restée anonyme, a indiqué à La Presse Canadienne, sous le couvert de l’anonymat, avant l’annonce officielle de la rencontre, que la rencontre servirait surtout à écouter ce que ces invités auront à dire sur la situation au Mali.

La rencontre doit se tenir au bureau du ministre des Affaires étrangères.

Elle intervient au lendemain de l’envoi d’un avion de transport C-17 (CC-177) Globemaster des Forces canadiennes pour aider la France dans son intervention militaire.

Le premier ministre Stephen Harper a précisé lundi que le soutien canadien est uniquement d’ordre logistique, et aucun soldat ne doit prendre part à des opérations sur le terrain.

Trente-cinq membres des Forces canadiennes sont aussi parti dans l’avion.

Une implication plus forte

De son côté, l’ancien diplomate canadien Robert Fowler, qui a été captif d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) durant 130 jours au Niger, estime que le Canada devrait faire beaucoup plus.

Il souhaite une intervention plus directe du Canada sur le terrain.

«Je suis ravi de voir que le gouvernement a répondu si vite avec un avion pour une semaine. Mais je sais que nous pourrions faire beaucoup plus. Et je suis déçu que les Britanniques et les Américains songent à faire beaucoup plus pour venir en aide à leur allié français, mais pas nous», a-t-il dit en entrevue à Radio-Canada.

Selon lui, l’urgence et la gravité de la situation commandent une intervention musclée.

«Ces groupes islamistes veulent créer une zone d’anarchie, de l’Atlantique à l’océan Indien, dans une bande de 8000 km. Cela va créer un désastre humanitaire devant lequel nous ne pouvons pas rester insensibles. Une fois établis dans cette zone, ils vont continuer à recruter des djihadistes pour continuer leur lutte contre nous, ils le disent très clairement», poursuit l’ex-diplomate.

Dans ce contexte, le Canada pourrait offrir son aide en minimisant les risques sur le terrain, juge de son côté le brigadier-général Gaston Côté, retraité des Forces canadiennes.

«La contribution canadienne minimale qui pourrait se faire sans impliquer des forces terrestres directement au combat serait d’aider au point de vue de tout ce qui manque dans la majorité des contingents africains, c’est-à-dire les communications, la logistique et l’entraînement», dit-il.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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